Publié par : youcefallioui | octobre 28, 2011

La citadelle kabyle

La mare du Faraon – Tamda n Ferûn – Asif Asemmam. Itij yessaγ-ed af Tiggura n_Wuzzal, ayen i-wi semmam Irumyen (s  taârabt) :  « Les Bibans ».  

LE FLEUVE MYTHIQUE « SOUMMAM » – Le soleil qui se lève sur la citadelle de l’ancien royaume kabyle des At Abbès et « Les  Portes de fer » – que les Français avaient baptisé  « Les Bibans » en arabisant le mot kabyle  TIGGURA (« Portes » au pluriel). 

                                                                                                                  

SI LQELÂA N TGELDA N’AT ÂABBES – ALMA ASEMMAM

DE LA CITADELLE DES PRINCES AT ABBES – VALLEE DE LA SOUMMAM

La cidatelle des At Abbès (Lqelєa n’At Eabbes) est connue des Anciens qui ont raconté et décrit les mille et une merveilles de cette citée médiévale kabyle. La route qui monte à la cidatelle était une route escarpée qui offrait les paysages les plus variés et les plus saisissants. Tantôt, ce sont des forêts épaisses qui s’étendaient au loin dans des gorges baignées d’ombre, ou pendent aux flancs de rochers sacrés aux formes bizarres et menaçantes pour ceux qui venaient en ennemis ; tantôt ce sont des torrents qui, bondissant de cime en cime, et secouant au vent leur poussière d’albâtre et leurs flocons d’écume d’eaux glacées, venaient s’écraser en mugissant dans les précipices sans fond qui entouraient la Qélaâ.

Les sentiers étaient souvent ressérés entre les flancs des deux gigantesques montagnes, ou d’autres fois ils vont s’élargissant comme une route de grande communication. D’énormes crevasses sillonnaient le sol, creusant à droite et à gauche de précipices redoutables, et de temps à autre en entendait passer dans la nuit les hôtes de ces solitudes éternelles, l’hyène, la panthère, le lion, le chacal, qui, inquiets et soupçonneux, suivaient d’un regard fauve le groupe de combattants. Les combattants kabyles s’en retournaient en hâte sur leurs pas afin de continuer à résister à l’ennemi français. Les blessés rentraient dans leurs villages que l’armée française n’allait pas tarder à dévaster.

Le seul point par lequel les troupes françaises pouvaient accéder à la citadelle est la clairière de Bouni, du côté de la Médjana (Tamejjant). Trois lieues (12 kilomètres environ) séparaient Bouni de la citadelle des At Abbès. Ici, sur le chemin de Qelaâ la magnifique (Lqelєa taєessamt), comme l’appelaient les Anciens, le paysage dépassait toutes les réalités par ses exagérations fantastiques. Tout ce que l’imagination humaine d’un inconnu pouvait inventer en un jour de fièvre ou de folie face aux « Barbares français » n’était rien à côté de ce que pouvaient dévoiler à ses yeux les chemins de la citadelle. Car les chemins de la Qélaâ ne montaient pas seulement, ils se suspendaient dans le ciel comme des cordes tressées dans le roc qui allaient pourfendre l’infini.

La crête de la citadelle (Tizi l_Lqelєєa) était une crête amincie, effilée, offrant parfois tout au plus un mètre de largeur, et s’allongeant entre deux précipices creusés à droite et à gauche à  des profondeurs insondables qui donnaient plus que le vertige. Malheur à l’imprudent dont le regard s’oubliait une seconde ! Malheur à qui s’écartait d’un pas du milieu du sentier ! Le vertige était toujours là pour le saisir : sa tête remuait alors comme celle d’un homme ivre dont les jambes chancellent. Il hésite, il trébuche, et un cri rauque, envahi par l’instant de la mort, trouble le silence séculaire de ces solitudes sans écho. Lors des combats contre l’armée française, combats dont la violence reste indescriptible, les gouffres de la citadelle des At Abbes avaient dévoré des dizaines de milliers de victimes !

C’est en vain que l’on chercherait un point d’appui sur le pont jeté à travers l’espace ; ce fut comme un défi porté à l’audace humaine ; une ironie et un piège de la nature face aux envahisseurs de la Kabylie. Le pont était une sorte de corde tressée dans le granit tendue dans un espace désert pour quelque héros mythologique des légendes kabyles.

A l’extrémité du chemin, l’entrée de la citadelle était annoncée par deux pitons que l’on contournait pour arriver sur un plateau surprenant, une véritable plaine de plusieurs kilomètres, qui ne tenait à la surface terrestre par aucune autre attache. Posté sur des murailles de roc, verticales ou en surplomb, dans lesquelles on a pu tailler à grand’peine quelques sentiers de chèvres, ce plateau semblait un môle immense, auquel le soulèvement isolé de la crête sert de jetée gigantesque, et tout cela dominait un bassin en forme d’entonnoir – appelé en kabyle « la mare de l’entonnoir » (tamda inifif) –, qui achevait le tableau divin et lui donnait une allure fantastique que seuls les contes kabyles pouvaient restituer à la mesure de l’éblouissement subi par le regard.

Cette plate-forme, appelée « Le plateau de la pentapôle de la citadelle » (Agwni n wedni n Lqelєєa), était l’un des jeux les plus bizarres et les plus surprenants de la nature, et dont on ne peut trouver nulle part l’équivalent, portait cinq cités, dont l’ensemble constituait la citadelle, la ville de Qélaâ des At Abbès.

L’aspect de la ville était joyeux, voire riant au ciel qui, comme une couverture, touchait de ses étoiles les toitures des maisons blanches de la pentapôle. Le cachet avait belle allure. La configuration attestait l’aisance. Crépies de chaux et couvertes de tuiles rouges, les maisons étaient bien construites. L’intérieur était vert malgré le manque d’eau : citronnier, orangers et grenadiers ornaient les patios que les ancêtres d’El Mokrani avaient empruntés aux Espagnols qui avaient longtemps occupé Béjaïa.

Malheureusement, la ville défiait par sa  hauteur la montagne qui voulait bien l’abriter. Cette culmination privait la superbe citadelle  de l’eau dispensée, partout en  Kabylie, par la montagne. Et on ne defiait pas impunément « la montagne aux portes de fer ». Point de sources, point de puits, seulement des citernes-bassins creusées à même le roc. Il y en avait une douzaine en tout dans toute la citadelle. Sept de ces bassins étaient placés le long de l’allée qui réunissait les deux « arrondissements » voisins des At Dawed et des At Aïssa.

Les minces filets d’eau remplissaient les bassins en glissant tels des serpent le long de la roche éclatante et grise. En hiver et une partie du  printemps, les eaux pluviales, les bassins et les mares suffisaient à tous les besoins des habitants de la citadelle. Mais en été, l’eau n’y tombait que goutte à goutte. Pendant les périodes de sécheresse, les Aït Qelaâ étaient obligés de recourir au fleuve des At Hamadouche (asif At Hemduc) qui serpentait au fond du ravin à près de trois kilomètres, et où ils ne pouvaient arriver, comme on s’en doute, que par des sentiers hérissés de beauté, mais aussi de dangers et de périls.

« Presque toute les villes de l’Algérie, dit le général Daumas, semblent avoir été bâties sous l’empire de la crainte. Vainement eût-on cherché, ajoute-t-il, dans un vaste rayon autour d’elles, une position plus retirée, plus inaccessible, plus inexpugnable que celle de Kuêlaa ; sous ce rapport, cette ville passe, à bon droit, pour une merveille ». Il est bien dommage qu’il n’ait rien fait pour sauver de la hargne destructrice de l’armée française cette « merveille », comme il dit !

C’est cette cité que mon grand-père s’était mis à me décrire un soir alors qu’il me racontait la résistance kabyle et particulièrement la résistance de la belle citadelle des At Abbès. Elle fut rasée par les Français. Bien des années après,  les pierres de granit de ses murs et de ses fondations ont été volées par les colons pour orner leurs belles demeures. Les rares traces que l’on a de la peine à deviner aujourd’hui témoignent d’un passé glorieux d’une cité aristocratique et royale kabyle dont les merveilles furent à jamais englouties par la soif barbare de la France coloniale qui voulait abattre une fois pour toutes la résistance kabyle en éliminant physiquement les familles aristocrates kabyles (At Ali – famille de Bou-beghla, Bou-Akkwaz – Iferdjawiyen – Ihaddaden – famille du Cheikh Aheddad,  At Meqqwran – famille des héritiers du royaume des At Abbès…)  tout en privant celle-ci des grandes richesses que détenaient la grande confédération des At Oufella (baptisée par la France coloniale « Petite Kabylie ») lorsqu’elle décida de la séparer de la confédération des At Wadda (qu’elle baptisa « Grande Kabylie »). Dès lors, la Kabylie fut divisée par deux et une politique de dénigrement et d’anéantissement de la « Petite Kabylie » fut mise en place, notamment en l’opposant à la dite « Grande Kabylie ».

Ce travail d’aliénation du peuple kabyle est d’une monstrueuse fécondité ! Il a été si bien mené que l’on peut encore en observer aujourd’hui les stigmates !  Un simple exemple, alors que les vocables endogènes qui désignent les confédérations kabyles (At Wadda et At Oufella) ne sont plus utilisés, « Petite Kabylie » et « Grande Kabylie » font encore les choux gras de ceux de l’intérieur qui ont programmé la disparition pure et simple de la spécificité amazighe kabyle. Il suffit de lire les derniers ouvrages  qui traitent de la Kabylie  (et souvent par des hommes politiques kabyles) pour comprendre ce que mon ami et maître Joseph Gabel appelait « Le syndrome du Kabyle ou syndrome de l’assassin » : un stade d’aliénation qui atteint « son ultimité irrationnelle (J. Gabel) », la réification (ou la chosification) de ceux qui, malheureusement, parlent au nom du peuple kabyle.

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Responses

  1. Azul
    agma YUCEF.
    Bravo et merci pour cet article redigé en hommage au combat heroique de
    nos glorieux ançetres contre l’envahisseur colonialiste auquel ils ont
    opposés une resistance farouche malgré sa superiorité militaire.
    L’esprit de lutte et de sacrifice qui les a toujours guidés devant
    l’ennemi force l’admiration, et leur sens de l’honneur, notre fierté!.
    Mais je voudrais te parler d’une autre citadelle kabyle « engloutie »sous
    terre et par le temps:c’est PETRA le fameux chateau de Sammac,le frere
    de Firmus,bati sur une montagne et aussi grand qu’une ville et rasé par
    le genéral romain Theodose en 375 ap.Jc en represaille au grand
    soulevement de la Kabylie en 372 ap.Jc contre Rome;sous la banniere de
    ces deux frères; cette revolte de 3 ans presente des similitudes
    frappantes avec celle de 1871; malgré un ecart de quinze siecles l’ame
    combative kabyle demeure intacte!
    Les livres d’histoire le situent vaguement dans la region d’Akbou en
    entretenant le flou artistique sur son emplacement exact..On parle
    d’Ighil Oumced et d’Ighram comme sites probables mais sans conviction.
    Le hasard faisant parfois bien les choses,je suis tombé recemmemt sur 1
    page web intitulée « INSCRIPTION D’IGHZER-AMOKRANE »:c’est la plaque
    commemorative du chateau de PETRA dediée à SAMMAC!,tres belle pierre
    gravee en latin decouverte à Ighzer en 1901 et traduite par S. GSELL.
    Poussant les recherches je suis arrivé à le situer sur le mont AKHNAK en
    face de kHENFOR ou parait’il il ya effectivement des ruines (traces de
    murs, chapiteaux etc…) J’irai voir de plus près des que j’aurai un peu
    de temps.

    AFUD IGERZEN ARTHUFATH YOUNSI H’MANOU.

    • Azul a H’manou, a gma-ynu !

      Des Inscriptions d’Ighzer Amokrane

      Je vous remercie pour toutes vos remarques concernant les inscriptions relevées à Ighzer Amokrane. En effet, vous avez raison, il est question de ces inscriptions dans un rappel du livre de René-Louis-Victor Cagnat, né le 10 octobre 1852 et mort en 1937. C’est un historien français, spécialiste d’épigraphie latine et de l’histoire de l’Afrique romaine.
      Effectivement, il en est question de ces inscriptions (pages 75 et suivantes) dans son important livre qui porte le titre :
      « L’armée romaine d’Afrique et l’occupation militaire de l’Afrique sous les empereurs » édité par l’Imprimerie nationale et réédité par Arno Press en 1975. C’est un important ouvrage qui fait 795 pages.

      Il en est également question de ces faits historiques dans l’œuvre magnifique de l’incontournable Stéphane Gsell, qui était professeur à l’Ecole Supérieure des Lettres d’Alger.
      – L’Algérie dans l’antiquité, Edité par Alger-Mustapha – Girarlt, Imprimeur – Photograveur, 17, rue des Colons, Alger, 1900 (pp. 56-60).
      – Histoire ancienne de l’Afrique du Nord (8 volumes), Paris, Librairie Hachette, 1920. (voir 4ème volume et 5ème volume).

      J’en parlerai épisodiquement dans un prochain ouvrage d’histoire, en attendant de consacrer un troisième ouvrage à l’histoire de la Kabylie. Il est effectivement question de nous car nous nous appelions les Imsisen. Il est également question des Iândasen dont la fédération a vécu un synœcisme effroyable (massacre général de plusieurs cités et rassemblement des survivants dans un camp encerclé) qui ressemble à peu de choses près à ce que les Awzellaguen ont connu avec la destruction de nos villages et emprisonnement des gens dans des camps fermés par les barbelés.

      Je vous remercie de me tenir au courant de la suite de vos recherches quand vous irez du côté de Khenfor entre l’endroit qui s’appelle Axwnaq et « La mare du serpent » (Tamda g_wemzrem).
      Merci encore pour cette information. C’est ainsi que les hommes et la science avancent.

      Lehna tafat, ar tufat !

      Youcef Ouchivane Allioui

      • azul a youcef;
        je suis hocine d ait warthilane; je vous remercie pour ton blong ; vraiment plein de nostalgie historique en lisant les paragraphe.Je vouderai juste faire une petite remarque concernant les Inscriptions d’Ighzer Amokrane commentaient la haut; ces dernieres parlent d une batisse appartenant a Sammac frere de firmus; certainement y des ecrits disant qu elle est a cote d Elkseur; mais je pense que c est faut; le FUNDUS PETRENSIS est une traduction integrale de KAA OUZROU en Kabyle; et dans la revue africaine de 1860 on peut lire le texte suivant « C’est par cc motif que M. Berbrugger a dit à la page 3U de ses
        Époques militaire, de la Grande Kabilie:
        « On serait tenté de placer en cet endroit (au pic d’Azrou des
        Beni Ourtilan, où des ruines romaines sont éparses autour d’une
        abondante fontaine), la Ferme rocheuse (Fundus petrensis) d’Ammien
        Marcellin, si dans ce pays une désignation de ce genre ne pouvait
        convenir à un grand nomhre de localités.  »
        Pour résumer l’état de la question, en ce qui concerne cette synonymie,
        on .peut dire que s’il n’est nullement démontré que le Fundus
        petr,nsis ait occupé remplacement d’Azrou des Beni Ourtilan, il est
        à peu près certain qu’il Ile faut pas en ehercher les rnines chez les
        Beni Ouaguennoun.Ce village est sans doute KAAOUZROU ou une fameuse fontaine AKILA est tres connue et meme lieux de visite depuis des sielces.
        je souaite bien avoir des commentaires sur ce sujet,voici mon email;

        hocine.azzouz@hotmail.com
        merci a tous.thanmirth.

      • Azul a Hocine !

        Je vous remercie pour vos remarques qui sont judicieuses. Tout ce que je peux vous dire, c’est que toutes les inscriptions ont été retrouvées non loin de la maison de mes parents, près de la Gare d’Ighzer Amokrane à côté de l’endroit appelé « La Mare du Silex » (Tamda n Tnicca) et « La Mare au serpent » (Tamda G_Wezrem » qui s’étend en bas d’une petite colline qui surplombe le fleuve Soummam (Asif Asemmam). D’autres inscriptions qui complètent celles-ci ont toujours été retrouvées du côté d’Ighzer Amokrane, à l’endroit appelé Axwnaq – situé sur une colline près du village de Khenfor – Enfin, d’autres inscriptions qui complètent toujours les premières ont été encore trouvées non loin d’Ighzer Amokrane à l’endroit appelé « Mechâab ». Si de telles inscriptions ont été également attestées du côté des At Werthilan, je vous prie de bien vouloir m’indiquer les sources plus exactes et moins confuses.
        Comme vous le savez sans doute, je place Stéphane Gsell comme l’historien le plus érudit – à qui les autres avaient beaucoup emprunté sans toujours le nommer – et dont je considère les sources comme les plus sérieuses. Il affirme que toutes les pierres ont été retrouvées du côté d’Ighzer aux endroits que je vous ai indiqués et non pas du côté oriental, c’est à dire du côté des At Idel ou des At Wertilan.
        Mais comme les At Wertilan sont presque en face des Awzellaguen et d’Ighzer Amokrane, il est tout aussi possible que cette forteresse ait occupé les deux rives, car à l’époque, le Fleuve Soummam était navigable et l’on pouvait passer d’une rive à une autre en quelques minutes. Comme vous le notez, on ne parle plus de « ruines berbères », mais de « ruines romaines » qui sont nombreuses tout le long de la vallée de la Soummam – les plus grandes se trouvant à Tiklat ou Abusuftu, noms kabyles de la localité appelée aujourd’hui El Kseur. Il y a quelques années, au cours des travaux, les bulles avaient également des galeries anciennes… La vallée de la Soummam était sans conteste une vallée riche où l’aristocratie amazighe avait construit les grandes cités dont les Français avaient détruit les dernières comme Azrou, Ahnif et la citadelle des At Abbès pour ne citer que celles-ci.

        Dans le texte que vous citez, il y a trop de confusions dues sans doute à la méconnaissance de la Kabylie. Qu’elle est la relation entre At Wert-Ilan qui sont aux « At Oufella » avec les At Wagennun qui sont à l’opposé de l’autre côté du Djurdjura occidental, c’est-à-dire dans ce que les anciens Kabyles appelaient « At Wadda » ?
        Je n’ai pas tout compris à cause de cette confusion : j’ai l’impression qu’ils écrivaient des choses, justes pour les écrire sans se rendre compte qu’ils parlaient d’endroits très éloignés l’un de l’autre.
        Qu’en pensez-vous, vous-même. J’ai également besoin de savoir votre opinion.
        Avec tous mes remerciements pour vos remarques.

        Lehna tafat, ar tufat !

        Youcef Allioui

  2. Azul a youcef;

    je crois que je m exprime mal en francais; merci beaucoup pour votre reponse.
    ce qui est des ruines ;je parle bien de ruines berberes et non romaines; voici un text en espagnol qui confirme que la villa de ou une forteresse de Firmus et de son frere ete a Ait warthilane exactement au village Kaa ouzerou; et comme j’ai mentionne la haut, c est une traduction integrale du latin FUNDUS PETRENSIS: »(i) En el mismo territorio en que esto acontecía, observa Mr. A. Berbrugger qué
    existen las tribus kabilas de Usina b Ymsissen, que deben suponerse descendientes de los
    Massinsensiones que nombra el autor
    (2) Lalocalidad de Petra b Fundus Petrensis no se puede aún identificar, pero el
    mismo Mr. Berbrugger parece inclinarse á suponerla en la aldea de Kaazrou, al pié de Un pico que lleva igualnombre en aquellas montañas.
    Un autre texte de la revue africaine de l annee 1860 signale bien qu il faut chercher les ruines de la Fundus Petrensis a Beni ourtilane.Dans ce texte meme;monsieur Berbrugger affirme qu a cote de la fundus petrensis il ya une abondante fontaine;et c est exactement la fontaine AKILA;tres connue dans toute la region.Il ya encore deux atres facteurs que je mis dans mon analyse; le premier c est la signification de Ait warthilane? la legende chez nous disait que c est une phrase WER-THIREN c est a dire « qui va le repousser » ;donc c’est une mobilisation de la population pour une guerre et repousser l ennemi.Deuxieme facteur d analyse;c est le cimetriere le plus encien de toute la region de beni ourtilane; nomme THIZI NBERBER « la crete des berberes;la legende raconte que c est un lieu ou des centaines de gens ont etes enterres apres une bataille sanglante.
    Ce que je veux dire dans tout cela; il n est pas uniquement recommande de se referer a des texte enciens dans la recherche ;mais il faut inclure d atres donnees pour analyser les choses;notamment les legendes;la toponymie..
    Je ne suis pas un expert dans l archeologie ou l histoire;mais un simple amateur;et sincerment je suis tres content de trouver ton blog pour echanger les idees;et surtout apprendre de ton experience.

    thanmirth.
    hocine azzouz

  3. Bonjour,

    Connait-on la liste des principaux villages qui constituait l’Arch des Ath Abbas (Beni Abbès) ? J’ai lu qu’il y a en avait un centaine.

    Dans un forum j’ai pu trouver cette description de la part d’un contributeur mais je ne sais pas si elle est parfaitement valide :

    « La région de Béni-Abbas (En Arabe) et Ath Abbes (en Tamazight), elle est délimitée au nord par Oued Soummam (Ath-M’likech), au Sud par Tizi-Lakhmis (Son vrai nom c’est Tizi-Lakhmis et non Theniet-Enaser), à l’Est par Ath Idhel – El-main – Djaafra, à l’Ouest par Ath Sidi-Brahim – El-Mansoura – M’Sita. …. Les Ath Abbes font parti de la dynastie des Beni-Hammad, qui etaient au départ à la Kalaa des Béni-Hamad à M’sila et par la suite, ils se sont déplacé à Bejaia pour fonder leur Dynastie, qui a durée quatre siècles (800-1200). Evidemment, la Kalaa des Ath abbés constitue une escale ou un point de jonction entre Bejaia, la capitale des Hammadites (Béni-Hammad) et l’ancienne Kalaa des Béni-Hammad à M’sila. Cette Dynastie des Hammadites, à son apogée, son influence s’est étalé sur le tout Maghreb presque. …Villages faisant partis des Ath Abbes : La Kalaa (qui était la capitale de la région), Ighil-Ali (Village natal de Taoues Amrouche – son frère Mouhoub-Jean Amrouche – l’écrivain Malek Ouari – le journaliste Abdelkrim Djaad Ancien rédacteur en chef de l’Algérie Actualité)), Guendouze, Boudjellil, Thighilt-oumegual, Ath-S’radj, Zina, Mouka (Village de Sellal A/Malek, Ministre), Thabouanante, Hamda, Tigrine, Ath-Wihdhane, Thalafssa, Thaourirth, Ath-Dassen, Ath-Siidha, Tala-L’bhir (village natal du Joueur Achiou du Club USMA). Faracha, Vounda (Village natal du Défunt Président Boumediene), Lougane, Bouctane, Bellayal (Village du Défunt Mouloud Kacem). Je m’excuse si j’ai oublié d’autres villages… »

    Est-ce que Tizi Lekhmis (Teniet En Nasr) situé à 10km de la Kalaa en faisait partie ou se trouvait seulement à la limite ?

    Merci d’avance
    R.Zouaoui

    • Cher ami et lecteur, azul fell-ak !
      Je vous remercie pour tous les renseignements donnés qui sont très importants d’un point de vue historique et toponymique. Je vous réponds que que Tizi n Lexmis – qui s’appelait bien avant Tizi Ugellid (Le Col du roi, en signe de reconnaissance du roi des At Abbès, faisait bien partie de la Qelâa puisque les villages situés plus loin dépendaient également de la citadelle tout comme toute la plaine de la Medjana (Temejjant = « Celle qui soigne » : nom ainsi donné pour tous les fruits et légumes que produisait cette plaine). Juste avant l’invasion de la France, il faut se remettre en tête qu’en dehors d’un petit espace « réduit à ce qui était appelé LA SMALA = 50000 âmes sous la chefferie d’Abdelkader), le pouvoir du royaume des At Abbès s’étendait jusqu’aux tribus du Sahara, lesquelles s’étaient engagées aux côtés des Mokrane lors de l’insurrection de 1871.
      J’espère vous avoir répondu. Avec tous mes remerciements pour votre contribution. YA

      • Merci pour votre réponse.

        D’autre part j’ai pu avancer dans mes recherches de l’Arch de mes ancêtres. En effet mon grand-père étant né dans le douar de Djebaïlia (CM mixte des Bibans) en 1907, son Arch était donc les Djebaïlia puisque ce douar a été créé pour cette tribu. Les Djebaïlia étaient dans les années 1840 selon Carette (1848), une fraction des At Abbas et composée d’une douzaine de villages. Huit des ces villages font aujourdhui partie de la commune de Teniet Ennasr (Ouled Rached, Ouled Alloua, Bouraya, Djedida, Ferracha, Bogtone/Bouktone, Sehmda). Par la suite, toutefois, dans le Décret 13 mars 1869 concernant la divison des At Abbas en douars, les Djebaïlia sont considérées comme « tribu limitrophe » et non plus comme une fraction des At Abbas.
        Il me reste maintenant à trouver le village exact qui doit être un des huit ci-dessus.

        Concernant ma grand-mère, née elle en 1913 dans le Douar de Sidi-Embarek, son Arch était donc les Hachem, puisque Sidi-Embarek est dite fraction de cette tribu dans l’ouvrage « Liste tribu et Douars… » de 1879

      • bonsoir à tous ;
        Tout d’abord j’aimerai vous remercier de toutes vos lumières sur l’histoire de ma région qui est ignorée du plus grand nombre de sa propre population malheureusement.

        j’aimerai solliciter votre aide car j’ai entamé des recherches sur mes ancêtres et on ma dit que nous sommes originaires de la dite Qalaa et que nous mes ancêtres étaient bien sur engagés dans toutes les luttes contre tous les envahisseurs fussent ils espagnols, turques ou bien français car étant artisans armurier

        mais je n’est que des histoires rien de tangible aucun document !! alors par où est ce que je dois commencer mes recherches ?

        sur quels sources vous vous êtes basé pour votre ouvrage notamment sur la description de la population de la Qalaa qui a selon vous compté des habitants andalous et juifs car d’après mes recherche sur notre nom (Abdoun) il y aurait de grande chance que mes ancêtres aient été expulsés d’Espagne et venu à bougie puis à Qalaa avec le fondateur du royaume en 1510 après la prise de bougie par les espagnol .

        cordialement.

      • Azul a gma !
        Ce que j’ai écrit plus particulièrement sur la citadelle ou Lqellâa At Abbès nagh At Meqqwran me vient de mon grand-père qui tient cette description de son propre grand-père. Beaucoup d’éléments me viennent de mon père qui connaît très bien l’histoire de la Kabylie – je parle de l’histoire ainsi qu’elle est transmise par les Anciens Kabyles. Pour le reste, les éléments extérieurs, c’est une synthèse de la lecture des documents historiques – des livres d’histoire d’abord et ensuite des documents que j’ai consulté à la BNF de Paris. j’ai également consulté des documents à la faculté de Naples (Italie) et bénéficié pour ce qui concerne la bibliothèque d’Athènes de l’aide de mon ami feu Tzioumaris Athanase car je ne maîtrise pas la langue grecque. Quant aux historiens français, je pense que vous les connaissez : on ne peut échapper à Stéphane Gsell, Georges Marçai, Charles André Julien, Gabriel Camps. Sans oublier Charles Farine qui connaît bien le royaume des At Abbès à propos duquel il avait écrit de très belles pages : il nous gratifie même de la photo d’une princesse des At Meqqwran. Voilà ce que je peux vous dire pour le moment, mon cher ami. Ar tufat, lehna tafat et bonne continuation dans vos recherches !

  4. Azul a gma !

    tanmirt tamokrant !!!!!!!!merci pour vos éclaircissement qui j’espère me

    serviront à reconstituer l’histoire de ma famille d’une manière méthodique même si je n’est pas la chance de pouvoir consulter les archives que vous avez cité (BNF Naple ..)
    je me demande s’il y aurait un chance qu’il y est ici en Algérie des archives que je pourrait consulter ? qu’on pensez vous

    Amicalement .

    • Azul a gma-ynu !

      Je suis désolé de ne pouvoir vous renseigner en ce qui concerne les archives en Algérie. Il y a probablement des documents dans toutes les bibliothèques algériennes et notamment celles d’Alger. Mais depuis la disparition des archives de l’Institut Pédagogique National – où dans les années 60, il y avait des documents sur l’histoire berbère en général et de la Kabylie en particulier. Je vais consulter quelques unes de mes connaissances pour savoir où cela en est aujourd’hui. Et si c’est utile, je vous recontacterai. Dans tous les cas, il y a aussi beaucoup d’informations – quoi qu’il faille une bonne analyse au préalable – sur le Net.
      Commencez déjà par aller dans les bibliothèques algériennes : j’ai notamment vu des documents intéressants à la bibliothèque de Bgayet.
      Ar tufat, lehna tafat !

  5. Azul a gma

    merci pour les info ; je vais commencer par la bibliothèque de bgayath et je vous tiendrais au courant si je trouve qq chose d’intéressant
    Ar tufat


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