Publié par : youcefallioui | octobre 28, 2011

Pour toi ma mère

Avec l’Association « Couleurs d’enfants » – Marseille

Conférence du 25 novembre 2010.

Pour toi, ma mère…

Un jour, tu m’avais dit : « A ma mort, je veux que tu viennes de temps en temps me raconter ce que tu fais et ce qui se passe en ce bas monde… ».

Je suis loin de Kabylie, mais mon coeur et ma pensée y sont à chaque instant. Je vais donc te raconter le déroulement d’une conférence que j’ai faite à Marseille pour une Association qui s’appelle « Couleur d’enfants ». J’ai été tellement bien accueilli !…

Voici mes sentiments et ce que j’ai dit lors de la conférence :

Si j’avais été invité à titre de chanteur, j’aurai aimé car j’adore chanter. En fait, quand j’avais préparé mon propos de psychologue…etc. Je le voulais sérieux. Puis, devant une telle Assemblée dont Boris Cyrulnik que j’admire et affectionne beaucoup, je devais nécessairement faire le clown comme lorsque je te faisais danser quand tu étais triste ou en colère. Le professeur Boris Cyrulnik est intervenu juste avant moi et s’est mis à dire des choses qui nous ont pliés de rires : des choses sérieuses pourtant qui ont trait à l’intelligence de l’homme et de la nature (notamment un fabuleux passage sur le comportement des oiseaux et des singes). Il n’a pas arrêté de « faire le clown » en revenant notamment plusieurs fois sur le « Casse-toi, pauvre con ! » Tu excuseras cette vulgarité, chère mère, toi qui avais horreur du prosaïsme.

Précédemment, les professeurs Rufo, Giovanni, Siméoni et le docteur Myriam Szeger – pour ne citer que ceux-là – ont tous plus ou moins chanté.

Alors quand vint mon tour – ma très chère mère – je me suis senti pousser des ailes : un peu comme les oiseaux du professeur Cyrulnik qui disaient sans cesse : « Casse-toi pauvre con ! » Enfin, c’est l’oiseau qui le disait. Le professeur ne faisait que traduire !

Quand le docteur Robert PORTO m’avait présenté. Je t’avoue que je suis resté baba ! Tu aurais été bien fière, ma très chère mère ! Tu aurais dit : « Dieu a fini par lui ouvrir les portes, comme je le lui ai souhaité sur le quai de la gare d’Ighzer Amokrane quand il m’avait quitté un matin de février ». Un départ que tu avais mis en poème et que j’ai du mal encore à présenter… et encore moins à traduire dans une langue étrangère.

Comment le docteur Porto a-t-il fait pour avoir tous ces renseignements sur ton fils ? Je ne saurai te le dire, ma très chère. Il a donné mon parcours et appuyant (gentiment et respectueusement) sur toutes mes fonctions… jusqu’à celle de Psychologue.

Devant tant de simplicité, je me suis laissé aller, chère mère ! Comme quand  je te forçais à danser ! Après mon propos, je me suis entendu faire le clown comme Boris Cyrulnik et le Palais du Congrès (plein à craquer !) riait aux éclats devant mes pitreries ! Tu aurais vu cela, ma très chère mère ! Et qu’aurait dit mon père qui me disait : « Ecris ce que tu peux en kabyle, tes enfants le trouveront ! » (Aru ayen i-wi tzemred s teqbaylit, arraw-ik a-t-id afen ! »

Je ne sais pas pour mes enfants… Ils sont nés à l’étranger et de mère étrangère… Je sais, très chère mère… une grande déception pour toi… Puis, tu t’es rattrapée en me  sermonnant gentiment : « Il faut qu’ils apprennent le kabyle, mon fils ! Sinon, ton père serait bien triste dans sa tombe ! » Je fais ce que je peux, chère mère. Une chose est certaine : Ils sont fiers d’être Kabyles ! Pour le reste, ils feront leur vie comme ils l’entendent : le monde a tellement changé depuis que vous êtes partis, mon père et toi !

Je me rappelle encore du jour où tu m’avais rappelé les paroles ô combien sensées de mon père (qui était bien en avance sur son époque) : « Je pense que les Kabyles qui écrivent dans une langue étrangère doivent donner au moins une page en kabyle pour expliquer ce qu’ils ont écrit ».

Laisse-moi te raconter la suite de ma conférence, très chère mère. Le top est venu quand je me suis mis à chanter… en kabyle (dans le texte et dans ma voie) s’il vous plait !

Tu te rappelles, c’était la chanson de la petite fille qui était maltraitée par sa marâtre. Cette dernière ne voulait pas lui raconter les contes, ni lui chanter les chansons qui faisaient grandir les enfants. Tiens, je vais te donner une traduction en français. Bien sûr, je l’avais traduite aussi en anglais. Pourquoi l’anglais ? Juste pour être fidèle à la pensée de mon père quand il disait : « Notre langue vaut bien l’arabe, le français ou l’anglais ! »

Il était une fois (A-macahu !)

A-macahu ! A yelli aâzizen am tasa

A-macahu ! A yelli aâzizen am tasa

A-macahu ! Af tmucuha i-nensa !

Il était une fois, ô ma fille chérie !

Un pays où la nuit veille sur les enfants

Une étoile dans le ciel qui ne faiblit jamais

Qui dit des légendes où tous les enfants jouent

Autour de la lune, ils font de belles rondes.

Il était une fois, ô ma fille chérie !

Un pays où le jour a le goût du printemps

Où les enfants se cherchent dans les champs de blé

Quand les coquelicots rougeoient sous les rayons

Quand l’oiseau chante et que l’abeille butine.

Il était une fois, ô ma fille chérie !

Un nuage dans le ciel caressé par le vent

Pour qu’il lâche la pluie qui fait rire les enfants

Il était une fois où le soleil s’amuse

A dire tous ces mots qui font vivre le temps

Et qui font rire et grandir tous les petits enfants.

C’est dire que notre langue n’a pas de frontières ! Je t’assure que les gens étaient impressionnés. Ce qu’ils ignoraient, c’est que le plus impressionné, c’était moi ! Enfin, je suis arrivé à la faire entendre dans un colloque scientifique entouré de près d’une quinzaine de sommités françaises et internationales ! Enfin, la langue que tu m’as tant apprise se faisait entendre dans un Palais du Congrès où les gens criaient gentiment, respectueusement : « Traduisez monsieur ! Traduisez ! » Car, comme cela m’arrive bien souvent lors de mes conférences, j’oublie de traduire ce que je dis en kabyle dans une autre langue, et notamment en français.

Dommage que tu n’aies pu voir cela ! Nous aurions dansé comme avant, quand tu étais en colère et que je voulais t’arracher un sourire. Je te disais en français : « Accordez-moi cette danse, mademoiselle ! » Je te prenais par les mains et « t’obligeais » à danser. Tu me répondais toujours en riant : « Lâche-moi ! Je ne suis pas une jeune fille parisienne ! »

Enfin, je dis des bêtises ! Comme je te connais depuis très très longtemps – tu dis souvent m’avoir fait, mais j’ai toujours pensé t’avoir également faite – car j’ai dû faire des pieds et des mains pour m’imposer à toi… Tu te rappelles ? Tes préférés étaient mes frères Mohand Tayed et Mohand Rachid. J’étais bien malheureux car je comptais peu pour toi… Il t’arrivait même de te moquer de moi ! Tu me trouvais trop sensible et « trop innocent » (c’était ton expression). Tu voulais que je sois dur et méchant : comme un garçon, un mâle kabyle qui se respecte ! Disons que j’ai mis du temps pour m’imposer à toi. J’ai mis beaucoup de temps pour te découvrir davantage encore. Pour que tu ne finisses par jurer que par moi ! Quel changement ! Quel soulagement pour l’enfant sensible et peureux que j’étais !

Un jour, un camarade de collège est venu te dire que j’étais brave… que je me battais même pour défendre les plus faibles. Que j’interdisais que l’on touche aux jeunes d’Awzellaguen… Tu ne croyais pas tes oreilles ! « Youcef, si courageux ! Jamais je ne l’aurai pensé ! », Aurais-tu dit ou pensé.

Quand je suis rentré de collège, j’avais remarqué que tu avais changé… Tu me regardais d’un drôle d’air avec des yeux plus ouverts comme si tu venais de me découvrir ! Tu me servais et me parlais avec plus d’attention et plus de respect ! Tu n’osais même plus soutenir mon regard ! Pour reprendre l’expression de ma belle sœur : « J’étais devenu ton Dieu ! » Quand on te racontait comment je défendais les jeunes kabyles pendant mon service militaire, tu prenais soudain conscience de ma personnalité et de mon amour pour l’éducation kabyle que mon père et toi m’avaient  donnée… Aqbayli am edrar, ur ittherrik, ur ittbeddil…

Mais ce que tu ignorais c’est que tu as toujours été mon Dieu au féminin, ma déesse et mon guide.

Quelle belle expérience que de t’avoir connue ô ma douce mère ! Je suis toujours triste et plein d’admiration quand je pense à toi. Quand je pense comment tu me subjuguais par ton caractère toujours calme et serein, même face à l’adversité. Je sais, beaucoup t’ont fait voir de toutes les couleurs ! Beaucoup t’ont dénigrée car tu étais trop gentille, trop faible donc. Beaucoup ont profité de ta gentillesse et de ton silence. Mais en toi, il y avait une très grande sagesse. Que dire de ce voisin qui ne répondait pas à tes bonjours. Quand je t’avais dit de ne plus le  saluer – ce que moi j’avais décidé de faire – tu m’avais répondu : « Quand il ne me répond pas, ce sont les anges qui me répondent et c’est tant mieux ! » Et tout ce que tu as fait pour maintenir la maison et la famille après la mort de mon père. A côté de toi, je me sentais tout petit. Je te découvrais chaque jour un peu plus jusqu’au matin néfaste, d’un mois de février froid, triste et pluvieux…

Que dire de tous ces récits que tu m’as appris ? De tous ces poèmes que tu m’avais dits ? De tous ces chants que tu m’avais chantés ? De tous ces contés que tu m’avais contés ? De tous ces mythes que tu m’avais appris ? Je découvrais que tu étais un puits de science ! Tu étais – comme toutes les femmes kabyles – modestes et géniales ! Tu étais pleine de savoirs et de savoirs faire insoupçonnés et insoupçonnables car tu étais discrète, simple et réservée. Alors que tu avais de quoi être fière. De part tes connaissances ; de part ta générosité : beaucoup de gens de chez nous ont mangé les céréales de tes terres ; les légumes et les fruits de ton jardin. Tu as vécu beaucoup d’ingratitude des proches et des voisins ; mais, tu t’en souciais peu ; tu étais au-dessus de tout cela !

Je t’entends encore chanter : « Je fais ce que Dieu me dit et tant pis pour les ingrats ».

Ma chère mère, nous avions chanté tant de fois ensemble ! Ce n’est que maintenant que je me rends compte de la chance que j’avais de vous avoir conquise ; de vous avoir « enlevée » à mes frères préférés. Tu avais fini par me découvrir et de notre découverte, nous avions construit un château de nobles lettres et de souvenirs ou chacun de vos mots est pareil à un papillon qui se pose sur une fleur au printemps.

Tu disais que ta grand-mère Yemma Awicha disait déjà : « Ce qu’il faut à un pays, c’est la liberté de la femme » (Is ilaqen i tmurt, d llwi n tmettut !) Que de savoirs, d’intelligences, de potentiels intellectuels les Kabyles perdent chaque jour et continuent de perdre à cause d’une mentalité rétrograde où les hommes ont renoncé  à ce qu’il y a de noble dans nos traditions pour ne garder que les coutumes rétrogrades secondées par un Islam de milliardaires !

Tout comme toi, mon père disait : « Je vais en reculant vers cette mosquée où les soi-disant hadj viennent arborer leurs beaux burnous ! » Qu’auriez-vous dit aujourd’hui ? Je préfère garder de vous tous les mots kabyles que vous m’aviez légués. Des mots qui rivalisent avec les plus grandes cultures de ce monde. Des mots dignes, nobles et pleins de savoirs et de sagesses. Des mots vivants qui donnent à notre langue ce goût et ce courage de tenir ne dépassant les frontières.

Pendant cette conférence dont je parlais plus haut, je m’étais dit : « Je la dédie à ma mère et à mon père qui auraient été très heureux de savoir que les mots qu’ils m’avaient laissés en héritage sont entendus à l’étranger par une assistante de scientifiques reconnus. »

En guise de conclusion de ma conférence, ma chère mère, j’avais dit que lorsque j’étais enfant, tes contes permettaient au sommeil (du juste ?) de m’emporter… J’avais beau lutter contre le sommeil, mais tes paroles m’enlevaient comme dans un rêve où tout était fleurs, rivières, sources d’eau claire et soleil de printemps…  J’avais le bonheur d’être tous les soirs dans les bras de mon père qui me déposait dans mon lit… Et tous les matins, je me réveillais étonné d’être là…

Beaucoup ont écrit sur le bonheur… Moi, je l’ai rencontré et je l’ai vécu… Grâce à mon père et à toi ma douce mère, Tawes.

Sais-tu que j’ai beaucoup écrit sur toi et mon père. J’ai surtout beaucoup écrit de poèmes… Tu m’avais déjà félicité en disant que tu étais fière de moi de pouvoir écrire des poèmes « Aussi beaux que ceux d Si Mohand Ou-Mhand ! Tu avais exagéré un peu ! Mais, Si Mohand te pardonnera car il sait que c’est ton coeur de mère qui parlait !

Et oui, vous m’aviez appris comment faire des poèmes, car tu me disais, très chère mère : « Un poème est comme un baume sur une blessure qui ne veut pas se refermer !

Je n’oublierai jamais quand – sur le quai de la gare – tu m’avais dit, comme une prière, les yeux pleins de larmes : « Que Dieu t’ouvre toutes les portes, ô mon fils chéri ! » (A-k yelli Rebbi tiggura, a mmi aâzizen !)

A-k yelli Rebbi tiggura

Yefka-k lhiba Imenza

Yesburr-ak anda teddidh

Sekkreγ-k-id s tmara

S tferγi n twenza

Almi d-asmi yi-tejjidh…

Tu vois, très chère mère, je n’ai rien oublié. Mais pendant le temps qu’avait pris ma conférence, personne ne pouvait s’en douter que tous ces souvenirs défilaient aussi dans ma tête.

Je n’ai rien oublié…Je n’oublie pas non plus les miens : les vieilles et les vieux d’antan d’Awzellaguen, « l’Arch roi », comme l’avait surnommé le grand et valeureux Cheikh Aheddad.

Qu’est devenu notre Arch ? Qu’est devenu notre Kabylie ? Ah, ma très chère mère, cela est une autre histoire qui risque d’être bien plus longue que le temps d’une conférence ! Mais comme disait mon père : « Tous ceux qui s’inclinent devant l’oppression, Dieu les oppressent encore davantage » (Kra ggwin yeknan i ddel, Rebbi irennu-yas asadel !) Tout ce que je peux vous dire c’est que les enfants kabyles sont courageux et braves. Nombre d’entre eux sont morts face au feu non pas des Français – qui ont quitté le pays depuis bien longtemps – mais assassinés par les Algériens eux-mêmes !

C’est difficile à croire, mais à chaque fois que je pense à ces jeunes assassinés par les gendarmes (algériens), et qui sont enterrés dans l’enceinte de la Mairie d’Ighzer Amokrane, je ne puis m’empêcher de me rappeler le jour où l’armée française avait détruit notre maison et notre village. C’était bien loin, il y a déjà 52 ans ! Je me rappelle comme si cela date de ce jour, très chère mère, quand tu gémissais et disais : « Ô ma chère maison que j’ai bâtie avec peine ! » Aujourd’hui, les mères kabyles qui ont perdu leurs enfants vivent une douleur bien plus atroce encore. Une douleur insoutenable, indicible et au dessus des douleurs, dont le mot (tahcit) n’existe que dans notre langue. Ô ma très chère mère, tu connais bon nombre d’elles…Rien ni personne ne pourra jamais les consoler !

Le pire pour ces mères, c’est l’indifférence… A oui ! J’allais oublié une chose… la vieille mosquée, où je priais avec toi et mon père, a été détruite ! A la place ? Une autre vingt fois plus grande avec des minarets comme en Arabie ! Elle a coûté beaucoup beaucoup de milliards ! C’est tellement beau ! Même la mairie d’Ighzer a été repeinte pour concorder et aller de paire avec la nouvelle et très grande  mosquée !

Un grand hôpital et quelque chose pour les jeunes ? Pourquoi, très chère mère ? La mosquée fait tout : elle fait hôpital, la médiathèque, la bibliothèque, la piscine, la clinique et bien d’autres choses encore plus précieuses : elle permet d’aller au paradis !

Je plaisante ? Oui, très chère mère, je plaisante. Il vaut mieux plaisanter sur les choses sérieuses sinon elles nous bouffent la tête et le corps et l’on devient comme fou !!

Oui, je sais, tu vas encore m’asséner un de tes dictons genre : « On n’achète pas le paradis avec la mosquée et l’argent ! » Oui, je me rappelle d’une histoire que mon père nous racontait : tu sais, celui qui avait construit une mosquée et qui ne voulait pas la quitter alors que le village s’affaissait sous les inondations… Il disait que la mosquée  allait le protéger… Et il fut emporté par les flots.

Quoi encore ? Tout ce qui est vraiment nouveau et digne d’intérêt se passe en Tunisie et en Egypte, chez les Arabes…

Tu veux un poème ? Allez un début … et tu comprendras, très chère mère, toi qui étais si intelligente et si fine, de quoi je parle :

Aârab

Ziγ-nni yifaγ Waârab

Mi  d-ikker ur yenneqlab

Mi g-suγ ljur yerggaggi

Awerwar yekkes-as sswab

Yerna-yas lkwellab

Xas idim deg’s ineggi.

Si Tunes alma d Maser

Tagwnitt yakw texser

Itij yeffγed deg’wlemlum

Wi hekmen ad iwexxer

Naγ a-ten neqqerqer

Fellaγ lbatel ur ittdum.

Lxuf as neg tilisa

Akken ibγu yressa

Af-fid iγ iccan nfaq

Tamurt nekkes asent assa

As negzem aqerruy i tlafsa

F tugdud yak Aârab ifaq !

J’arrête-là ma chère mère, car je sais que tu vas être en colère. J’aurai dû te laisser dormir tranquille. Maintenant, je sais quelle question qui va sans cesse encore te tarauder : «Et le peuple algérien ? Pour combien de temps, les souffrances et le sacrifice de tous ses enfants ? »

Ma très chère mère, le peuple algérien est patient : il attendra ! Et il a toutes les mosquée qu’il faut pour cela !

D-acu ara m-diniγ weqbel a-kem jjeγ a-tt staâfudh ; akken yeqqar zik baba : « Là où le cœur réside, tout est possible à l’homme ! » (Anda yella wul ad awden yergazen !)

Wissen anda’ra nawedh, i-mi anda yella wul, tettili tdukli…

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