Publié par : youcefallioui | septembre 28, 2013

28 septembre : Journée des peuples en danger…

Journée des peuples en danger

Cette journée est dédiée aux peuples en danger. Il manque juste l’adjectif essentiel à cette phrase qui devrait être la suivante : Journée des peuples AUTOCHTONES en danger.
Le peuple Amazigh est en danger. C’est un peuple autochtone dont l’histoire remonte bien avant d’autres peuples. Aujourd’hui, il se bat contre beaucoup de vents mauvais, beaucoup d’idéologies aliénantes et meurtrières.
Il m’arrive d’être en vacances en Kabylie. Je regarde les miens avec attention et intensité et je découvre qu’ils ont beaucoup changé. A force d’évoluer dans tous les sens – qui n’ont plus aucun sens – bon nombre des miens, bons nombres de Kabyles, vivent dans la peau des autres. Or chacun sait que vivre dans la peau d’un autre, c’est vivre dans un jeu dangereux ou dans un habit rigide et déformée où beaucoup s’en trouvent étouffés. C’est le propre de l’aliénation quand elle atteint un tel degré de réification.

Tout commence par l’apparence. On a bien souvent écrit à tort que « L’habit ne fait pas le cheikh ». Que non! Que nenni ! L’habit fait bien le moine surtout quand il ne croit à rien sinon à sa propre ruine et disparition !

En Kabylie, on ne plante plus les arbres ! On ne nettoie plus les chemins, les sources et les rivières ! Les bois et les jardins sont devenus des poubelles ! Le fleuve Soummam est un égout géant à ciel ouvert ! Nous l’avons connu paradis, il est transformé en enfer !

Le même enfer qui s’empare des gens sur les routes…

On ne fait plus attention à son voisin, surtout lorsqu’on est au volant ! Au volant !!
Un ami me disait en riant : « Quand les Algériens sont au volant, ils me rappelle les dinosaures !… Je sais, les dinosaures ne conduisaient pas de voiture !…

Il suffirait qu’ils écrivent sur le pare-brise : « Lehna tafat af tmurt imazighen », au lieu de ces mots qui montrent si bien que personne n’y croit ! »

Que de belles voitures, en effet ! Que de conduites inqualifiables de ceux qui tiennent le volant ! La bêtise et l’ignorance règnent là ou passer le premier est devenu un gage de virilité !
Il a raison ! La langue amazighe peut également combattre contre l’apparence mortifère !

Si croyance y a, leur conduite serait exemplaire ! Mais là où la langue amazighe est absente ou recule, la conduite de son peuple se ressent et glisse imperceptiblement vers le non-dit, la mort.
Comme disaient les anciens Kabyles : « Tout est parole ! » (Kullec d-awal !)
Quand les paroles sont exemplaires, la conduite des gens l’est également. Ne jetait-on pas l’opprobre sur celui qui a mal élevé ses enfants ? « Ad inâal Rebbi win i-ten irebban ! » Disait-on d’un père ou d’une mère de famille qui n’a pas donné une bonne éducation à sa progéniture.
A fréquenter les routes algériennes et notamment kabyles, on s’aperçoit que là où l’éducation faillit, « la langue de l’intelligence est absente et la conduite est celle d’un âne qui écrase le plat où la vieille est en train de cuire sa galette ». C’est à peu près cela que l’on entend à travers un conte kabyle fort connu.
Quand la conduite des gens n’a pas de règle ni de sens, son peuple glisse imperceptiblement vers le désarroi de l’inexistence. L’inconscient semble avertir, mais le conscient demeure sans conscience.
Jamais je n’aurai cru voir l’Algérie à ce point changée dans tous les sens et les plus mauvais. Tous les sens sont bons, sauf le sens algérien !
Devant tant de désarroi, il m’arrive de penser au grand Kateb Yacine dont les mots, bien que dits en français, plongent dans cette Algérie des Lumières chère aux anciens Kabyles.

Quand mon pauvre père, tout paysan qu’il était, déjà dans les années 70, qu’il avait peur que l’Algérie des Lumières disparaissent, je n’osais pas lui dire qu’il se trompait et que rien – puis le colonialisme a été extirpé de la terre berbère – que rien ne saurait la mettre en danger !
Aujourd’hui, avec le recul, après tant d’années – 40 ans après son départ définitif – je me rends compte qu’il avait raison. Que l’Algérie des Lumières, l’Algérie amazighe est en danger.

Où sont donc ces mots qui rassurent ? Où sont donc ces hommes qui savent dire « Yemma, Lalla ou Nanna » aux Algériennes ?
J’ai fini donc par me rendre à cette évidence que mon peuple, le peuple amazigh – chef d’œuvre en péril – est plus que jamais en danger ! Disparaîtra-t-il ? Je ne le pense pas ! Dieu nous aime et Ibn Khaldoun le disait déjà en son temps : « Les Imazighen ont tant de qualités que Dieu prendra à jamais soin d’eux ! » Mais quel soin ? Vivre dans la peau d’un autre, est-ce vraiment vivre ?

Faut-il demeurer confiant ou optimiste ? Les Imazighen ont affronté tellement de dangers, tellement d’adversaires depuis bien avant la chrétienté, depuis bien avant la judaïté, depuis bien avant l’Islam.
A l’exemple de ces religions monothéistes que le peuple amazigh connaît si bien, il est fait pour perdurer et vivre à jamais… Tant que le soleil fera ses rondes, tant que le vent secouera les vagues et les arbres, tant qu’il y aura le souffle du monde et sa lumière, le peuple amazigh continuera de respirer et d’inonder – en silence – de sa lumière la bonne vieille terre berbère qui respire grâce à ses mots.
Hier soir, je passais devant un libraire de mon quartier et j’eus soudain envie de jeter un coup d’œil sur les rayons de livres à prix réduit. Je tombe alors sur une carte de l’Afrique du Nord. Je fus agréablement surpris de lire des noms de lieux (des toponymes) qui n’ont de sens qu’en tamazight : « Tizi n Tnifift », « Tidikelt », « Taroudant », « Tizi Qwilal », « Adrar n Fad », « Timezguida », etc. Timezguida ? Tiens ! Tiens ! Savez-vous que cela signifie « Temple », « Synagogue », « Eglise » ou « Mosquée » ?
Ce sont des mots beaux à prononcer ! Ce sont des mots magiques qui rappellent que le peuple autochtone amazigh sera là tant que la langue autochtone amazighe qui a traversé ces siècles périlleux continuera de résister.
Continuez à faire vivre cette langue de la terre, cette langue des Autochtones (Tameslayt n’At-tmurt) en nommant votre environnement, vos enfants (surtout !), vos bêtes et même vos commerces en tamazight. Il y a quelques années c’était chose courante en Kabylie…
Aujourd’hui, plus de mots sur les frontons des boutiques ! Que se passe-t-il ? Où sont passés tous ces mots qui font que nos vieilles les retiennent et s’en vantent d’aller faire les courses !

Tant que la langue berbère (tamazight) durera, son peuple échappera au danger de mort. Mais il me revient à l’esprit un livre important dont le titre est « Les langues du monde ». En le décortiquant, j’eus froid dans le dos : je venais de comprendre comme beaucoup de peuples en danger avaient fini par disparaître de la terre, tout simplement parce qu’ils n’avaient pas prêté attention à leur conduite et aux souffrances de leur langue dont ils avaient délaissé les valeurs à travers un système de pensée qui donne toute son assise et sa pérennité au peuple qui la parle. Quand celle-ci est malmenée : il se reflète sur la conduite des gens … Conduire c’est bien, savoir bien se conduire, là est toute la différence !

Dicton kabyle ancien : « Là où la langue se détériore, toutes les sources tarissent » (Anda yexser wawal, itteqqar ubawal).
Que chacun s’en souvienne et croit au pouvoir salvateur de tamazight…
Ecrivez sur votre pare-brise : Azul ! Tanemmirt ! Tafat ! Et votre vis-à-vis vous sourira au lieu de vous regarder de travers ! Et ceux qui ne savent pas leur sens, finiront par le demander ! Vous aurez ainsi imposer vous aussi la première langue des Algériens, là où l’on impose des langues étrangères comme si elles étaient les vôtres !
C’est le pouvoir magique de la langue amazighe. Aucune autre ne saurait mieux vous guider dans votre vie, sur votre route et dans votre conduite. En redonnant ainsi respect et importance à notre langue, vous faites œuvre utile et vous participez non seulement à votre bien-être mais à l’une des œuvres les plus sublimes de l’humanité : Tamazight.

Une anecdote ou le message de ma mère :
Ma mère : « Je dis tous les matins bonjour à Lâarbi U-M…, mais il ne me répond jamais ! »
Moi : « Mère, il ne faut plus lui dire bonjour ! »
Ma mère : « Non, mon fils, je ne vais quand même pas me mettre à son niveau ! Et puis quand il ne me répond pas, ce sont les anges qui me répondent… Il ne sait pas ce qu’il perd, le pauvre ! Il a perdu le sens de sa kabylité ! Zik-nni, a mmi, qqaren : Siwel Rebbi a-k d-isel ! »

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Responses

  1. Azul a da Yussef,

    Avant tout, je vous salue et je vous présente tous mes respects pour l’énergie que vous consacrez pour pérenniser notre identité qui est portée principalement par notre langue. Vous ne cessez de nous répéter que la langue représente un système de pensée, ce que je pense moi aussi.

    Je vous ai écouté sur Youtube. Je revivais en sachant qu’il reste encore des hommes au sens kabyle du terme. Nous, immigrants, avons plus conscience du danger qui guette notre langue et notre identité. Nos frères en Kabylie sont aliénés par le système politique, économique, culturel …etc instauré par le pouvoir algérien. Mais ce n’est pas le seul problème. L’avènement de la parabole dans le début des années 90, le terrorisme des années 90, l’implantation des bars et des hôtels de débauche, la drogue, l’internet ainsi que la disponibilité de l’argent facile du pétrole et de la devise des immigrés ont complètement bouleversé la jeune génération (les moins de 30 ans).

    Dans votre conférence à Hull (Gatineau-Québec-Canada) que j’ai visionné sur Youtube, vous étiez très optimiste. Dans ce billet, j’ai senti un brin de pessimisme. J’espère que je me trompe.

    A da Youcef, sans être catégorique, je pense que l’immigration kabyle peut jouer un rôle dans la sauvegarde de notre identité. Il nous manque un leader charismatique, cultivé, désintéressé et très au fait de notre histoire, de notre géographie, de notre organisation et de notre psychologie, autour duquel, se joindront les différentes énergies. Vous pouvez jouer ce rôle.

    Si seulement 5% des immigrés kabyles d’Europe et d’Amérique s’organisent pour ne pas laisser mourir notre langue, je pense que nous pourrons réussir. Il faut juste y croire très fort. Il faut juste aimer la Kabylie à en pleurer lorsqu’on est loin d’elle.

    Personnellement, je suis prêt à donner de mon temps et de mon argent pour cette noble cause.

    Je serai heureux si vous pourriez me réconforter en me disant que vous travaillez très fort vous ainsi que d’autres pour que vive la Kabylie.

    Mouhedh Ouchavane.

    • Azul a Muhend !

      J’avoue avoir été un peu amer, vous êtes déjà plusieurs à m’en faire la remarque ! J’avoue avoir été choqué par la conduite des Kabyles quand ils sont au volant ! Je ne m’y reconnais pas dans cette violence routière et ce manque de respect entre les Kabyles. A croire que tout est fait et cultivé pour que la Kabylie sombre dans le chaos ! J’en suis venu à ne plus vouloir conduire quand je suis en Kabylie ! J’ai conduit dans des pays où les gens conduisent mal et de façon anarchique, mais jamais je n’ai vu ce qui se passe en Kabylie : Sept (7) files de voitures sur une route qui ne peut contenir que deux files et dans les sens opposés : c’est à dire, une seule file en fait ! Et que dire devant une telles folie ? Que dire devant une telle bêtise ? Que dire devant une telle ignorance ? Les mots me manquent !
      MAIS nous sommes condamnés à l’optimisme ! Nous sommes obligés de faire ce que nous pouvons – chacun de son côté – pour sauvegarder un peu de cette KABYLITE que nous ont confiée nos parents et nos aïeux ! Nous devons redoubler d’efforts devant le danger qui guette la Kabylie et par-delà la Kabylie toute l’Algérie. Car sans la Kabylie, l’Algérie n’a pas de coeur (pour paraphraser le président Bouteflika, qui soit dit en passant devrait faire davantage pour ce coeur malade ! Il y va de la santé de toute l’Algérie !)

      Beaucoup s’évertuent à porter atteinte à toutes les valeurs héritées de nos ancêtres. Et pourtant, ce sont ces valeurs qui ont combattu les envahisseurs depuis l’impérialisme romain !
      Notre école est malade et je crains le pire par rapport à l’enseignement que reçoivent les enfants Kabyles et les enfants algériens en général. C’est l’école qui fait un pays à travers l’enseignement, les valeurs et la culture qu’elle inculque aux enfants.
      Les parents doivent combler les insuffisances de cette école. Et la langue kabyle en est capable de combler ce vide culturel et de sagesse.
      Nous sommes condamnés à l’optimisme car tout ce qui concerne le bien-être et la sauvegarde de notre peuple passe par notre langue et notre culture vieilles de plusieurs millénaires. Nos Anciens s’appelaient « les autochtones » (At-tmurt). Nous devons revoir les champs des possibles offerts par cette « autochtonie » dont les valeurs ont précédé toutes les autres et ont permis à l’Algérie de traverser les siècles.

      J’ai écrit ces mots dans les années 70 sur la Soummam alors que je revenais de la caserne le temps d’un week-end en Kabylie :
      « Cette harmonie des couleurs entre l’eau du fleuve Asemmam et la dense végétation de tamaris et de lentisques parsemée de mille et une fleurs où se cachent une multitude d’oiseaux, d’insectes et de papillons comble en moi un besoin insatiable de voir la Kabylie vive, belle et harmonieuse. Eperdu de contemplation béate, cette vision féérique de la Soummam – fleuve mythique où jadis naviguaient mes ancêtres – comble le vide de mes pensées et écarte par sa beauté toute ma tristesse et ma mélancolie.
      Ces couleurs vives et vivaces abolissent et chassent l’immense fatigue que j’ai ramenée de la caserne.
      Soummam ! Soummam ! Comme ton nom, si plein d’acidité, me comble de douceur et de l’envie de vivre dans mon antique Kabylie dont la langue – si douce et si pure – coule dans mes veines comme tes torrents qui ravinent ton lit et font que je t’entends chanter dans mon sommeil ! »
      C’est vous dire que cette Soummam, devenue un égout géant à ciel ouvert me blesse au plus profond de mon âme. Et j’en suis venu à me dire : Quand l’environnement est blessé, à ce point méprisé et massacré par la folie et la bêtise des gens ; aussitôt on voit apparaître plein d’autres déviances sociales que vous nommez, mon cher Mohand, dans votre commentaire ci-dessus. Je comprends alors pourquoi nos Anciens faisaient si attention à l’environnement et à l’écologie qu’il désignait d’un mot mystérieux TARWEST. N’est-ce pas pour cela qu’ils disaient : « Af Terwest, kullec i’gress » (C’est sur l’environnement que tout repose), à commencer par l’équilibre d’une société.

      Ce ne sont que des constats. Je suis avant tout également sociologue et je dois les mettre en avant. Mais, vous et moi, nous ne lâchons pas les bras. Comme bien d’autres Kabyles, comme bien d’autres Algériens, nous continuons le combat… dans l’espoir que le gouvernement algérien prenne conscience et, se défiant d’une religiosité réifiante, fasse que nos enfants apprennent à l’école ce qui fait et fera l’Algérie de demain. Notre terre brimée et polluée, dont on massacre et on brûle les arbres, dont on salit les rivières et les fleuves, dont on détruit les bois et les forêts.

      Elle étouffe comme cet enfant qui va à l’école et à qui l’on parle non pas d’avenir mais du néant !

      En attendant, c’est à chaque Kabyle de se dire : « C’est quoi être Kabyle ? » C’est à chaque Algérien de se dire : C’est quoi être Algérien ? » « C’est quoi être AMAZIGH ? » Et ce n’est qu’ainsi que cette Algérie des Lumières chère à nos ancêtres sortira du bourbier et des égouts dans lesquels elle suffoque car son environnement sale et pollué l’empêche de respirer convenablement.

  2. Azul a Da Yussef,

    Je suis tout admiratif devant votre grandeur d’âme. Je suis certain que c’est avec des gens comme vous, c-à-d ayant les compétences nécessaires et l’amour profond de tamurt que les choses peuvent bouger.

    Cet hiver, je descendrai en Kabylie (Je suis au Québec). Je vais essayer de tâter l’état d’esprit des gens qui représentent Tajmaït de mon village. Je renouerai avec mes amis des autres villages avec lesquels j’ai fait le lycée dans la fin des années 80. J’essayerai de les convaincre de donner un coup de main. D’être disponible.

    Je me sens renaître socialement. Un être humain qui n’a pas un objectif noble à atteindre est comme un animal. Il mange, il se reproduit et meurt, mais ne construit jamais de civilisation. C’est le cas des nôtres en ces moments. Je ne désespère pas. Je sais que ma génération (40 ans) a été élevée dans le combat identitaire, même si nous n’étions pas vraiment efficaces, il reste que nous croyions à une cause.

    Je pense que la première étape consiste à protéger notre patrimoine le plus vite possible. Constituer une équipe de professionnels de l’audiovisuel qui sillonnera tous les villages kabyles pour enregistrer tout ce qui reste, Timucuha, Timesaraq, les faits d’arme de chaque village, …etc. Toutes les vieilles doivent être approchées pour recueillir tout ce qui peut l’être.

    Il nous faut de l’argent certes, mais ce n’est pas le plus grand problème. Les immigrés, les riches autochtones, les industriels donneront le plus qu’ils peuvent s’ils sentent que l’affaire est sérieuse. C’est comme ça que la Fédération de France du FLN a financé la révolution.

    Le plus important à mon avis est le symbole dans lequel les gens se reconnaîtront. Un homme d’une probité irréprochable et d’une compétence avérée. Je pense que vous êtes celui-ci.

    Il faut organiser et planifier un tel projet. Pour cela, il faut des compétences en sociologie, en histoire et en psychologie mais aussi en finances, en informatique, …etc.

    J’ose espérer qu’une telle initiative sera prise.

    Mouhedh Ouchavane

  3. Azul n tmedit a dda Yussef,

    Je viens d’acheter les 7 livres numériques sur Archambault :
    http://www.archambault.ca/qmi/navigation/search/ExtendedSearchResults.jsp?erpId=ACH&currentPage=1&sort=&searchType=JLI_ALL&searchMode=simple&department=&searchSubmit.y=-182&searchSubmit.x=-1231&searchType_new_value=false&searchInput=youcef+allioui

    Pour les livres en papier, je passerai à la librairie pour voir s’ils sont là, sinon je les commanderai.

    Mais déjà, j’ai de la matière entre mes mains.

    J’ai deux enfants de 6 et 4 ans. Ils comprennent le kabyle mais ne le parle pas. Les raisons pour cela sont nombreuses. Mais je formule le vœu de faire le maximum pour qu’il parle la langue de leurs ancêtres et non seulement ça, mais de leur inculquer les valeurs qui se trouvent dans les contes que nous allons leur lire.

    Si vous avez des conseils à me donner sur une méthode efficace pour leur apprendre le kabyle, alors je suis preneur.

    J’avais tant cherché des œuvres audiovisuelles en kabyle sur youtube, mais en vain. La majorité sont des œuvres de basse facture où l’âme kabyle n’est nullement mise en avant.

    Tanemirt
    Mouhedh Ouchavane

  4. Azul a Dda Yusef,

    Finalement, j’ai pu acheter 4 autres livres ebook depuis le site de l’Harmatan http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=result&ntable=0&andor=OR&artiste=youcef%20allioui&motExact=0&orderby=titre&ordermode=ASC

    Il s’agit de :
    1- Énigmes et joutes oratoires de Kabylie
    2- Histoire d’amour de Sheshonq 1er
    3- Timsal – Enigmes bèrbères de Kabylie
    4- Un grain sur le toit

    Il ne me reste donc que deux livres à acquérir le moment venu :
    1- LES ARCHS TRIBUS BERBÈRES DE KABYLIE – Histoire, résistance, culture et démocratie
    2- L’OISEAU DE L’ORAGE – Contes kabyles

    Aujourd’hui, j’ai raconté le conte du pou et de l’enfant en français à mes deux enfants. Le grand a eu vraiment peur car avant de le leur raconter, je suis allé sur youtube et je leur ai montré une vidéo sur les poux. Je vous assure que ça a eu de l’effet et j’en suis sûr que dorénavant lorsque je leur demanderai d’aller laver leurs mains en entrant à la maison, ils le feront sans que je me répète.

    Tanemirt
    Mouhedh Ouchavane

  5. Azul a Muhend !
    Tanemmirt af tiririt-ynek d wawal azidan t-tizet n yimi. Ssaramegh a-tafedh ayen yelhan deg’idlisen-ynu. A-kin ssiwdhegh urawen n tghuri (bonne lecture).
    Ar tufat, lehna tafat ! YA

  6. di tazwara azul fewen azul felakwet
    agma deṣaḥ ayen deniḍ lamaɛna ilaq anwali ansi ɣdika waya
    nekwni s leqbayel win yellan di marikan a dyuɣal d amarikani win yelan di fransa a dyuɣal d arumi nekni s wigi yettidiren di tmurt leqbayel nebḍa af rebɛa yaḥricen aḥric amezwaru d ilmezyen neɣ ttwalin ar marikan d fransa
    aḥric wis sin yecmen di tineslemt ara keqaren tamaziɣt agi d lahǧa taqbaylit ur tesɣara azal ,
    ahric wis tlata rentt i tisit necrab mi ttyewet zin zin ur stewqiɛ d gacema
    aḥric wis rebɛa ara tthuzun iqaray nsen ur ẓrin anwi g araddun ara ttmettaten sunaḥbus n wul ( les crise cardiaque)
    tamurt tebluleẓ d gfarḍan tiqraɛtin n crab d lbbira d gbardan,
    aḥlil ma nteɛitt akka,
    tanmmirt inek cɣel agi i txedmeḍ d ayen yelhan
    ahat yiwen was a dnakwi mayella ur ɣifut ara lḥal
    tanmmirt


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