Publié par : youcefallioui | juin 25, 2014

A La mémoire de Matoub Lounès

LES AT QASI

A La mémoire de Matoub Lwennas

Une page d’histoire kabyle chantée par l’immortel

Matoub Lounès

Empruntant titre et refrain à l’un de ses maîtres préférés, le poète Slimane Azem qui anathématisait la colonisation française : « Criquets, sortez de mon pays ! » (Effegh ay ajrad tamurt-iw !)

Matoub Lounès s’interroge sur ce point de l’histoire algérienne à travers la question : « Qu’est devenue la famille At Qasi ? »

« Esprit sagace, une question demeure

A propos de la « génération » At Qasi

Jamais aucun n’avait pu égaler leur puissance

De montagne en montagne, personne ne pouvait leur nuire

Ils avaient acquis leur prestige par les armes

Quand le mauvais temps s’abattit sur eux

Leurs biens furent accaparés par des chiens ![1] »

 Dans cette chanson, Matoub s’inspira du poème de Si Mohand Ou-Mhand, à travers lequel, il devisait sur les hauts et les bas de cette illustre famille.

Poème de Si Mohand Ou-Mhand

Ay ul ak hedṛegh ḥessi
Bεad d At Qasi
Ur yelli ḥedd aken llan
Si tizi alma t-tizi
ḥedd ma’ten iεaṣi
S elbaṛud i-tt-id ḥellan
Asmi isen irad s-trusi
Ciṭuḥ d ighisi
Aten-ad ggwran-d ger w-aklan.

Une leçon d’histoire par mon père, Mohand Améziane Ouchivane (1898-1972).

Une illustre et grande famille kabyle

Récemment, j’ai lu un article sur la toile à travers lequel une personne se revendiquait de la grande famille des At Qasi. Une autre personne – qui passe pour écrivaine – lui emboita le pas en se revendiquant également de cette famille. Mais aucune d’elles, apparemment, ne descend vraiment de la grande famille des At Qasi.

Si ces personnes avaient un quelconque lien avec la famille At Qasi, elles auraient su que c’est une famille toujours aussi grande et aussi illustre et qu’elle vit dans l’arch des Awzellaguen, après avoir vécu dans la confédération des At Yedjer et dans un autre arch limitrophe.

Après avoir abandonné ses terres, pourquoi cette famille tenait-elle son nom en secret ?

1851/1871 : Insurrections kabyles.

Pour participer pleinement aux deux insurrections kabyles, le chef de la famille At Qasi – qui fit face aux troupes françaises dès 1830 – voulait se rapprocher de la Soummam pour y prendre part, se remettre au combat pour laver tous les affronts qui lui étaient faits. Ce ne fut pas une chose facile. Le chef de ce grand clan aristocrate et guerrier chercha comment se rapprocher de la Soummam. Après avoir étudié « le terrain et les liens entre archs et confédérations kabyles », il sut qu’il pouvait quitter ses terres et se rapprocher de la dite fameuse « Petite Kabylie ». Dans un premier temps, il installa son clan dans la confédération des At Yedjer qui avait des liens forts avec les Awzellaguen et les Archs limitrophes : At Weghlis, At Mlikech et At Illoulène Ou-Samer.

1851 : la famille At Qasi put donc participer pleinement à l’insurrection kabyle (dite de « Petite Kabylie ») sous le commandement d’Abdelkader At Aâli surnommé par les généraux français « L’homme à la mule » (Bou-Beghla). Ce surnom en arabe (évidemment ! arabisation par les généraux et ethnologues français de « leur Petite Kabylie » oblige !)

Abdelkader At Aâli n’était évidemment pas marabout et encore moins chérif. Mais, pour donner plus d’aura à son combat, il était de mise qu’il se déclarât ainsi. D’ailleurs, selon mon père, ce fut les généraux français qui se chargèrent de le déclarer comme « marabout », comme il était d’usage qu’ils le fissent avec tous les combattants kabyles de « leur » Petite Kabylie. Il en fut ainsi de Cheikh Mohand Améziane Iheddadène, appelé « Le marabout Bel-Heddad », etc. Précisons, en passant, qu’un seul chef kabyle eut le privilège de garder son véritable nom : Bou_Akkwaz qui mena, après plusieurs révoltes des Babors, l’insurrection kabyle de 1859. Il fut interné à Pau en 1864 ; libéré sur intervention de son beau-frère Mohand Waâli Chérif, appelé, toujours par les généraux français : Ben Ali Chérif.

Précisons également que ce dernier Mohand Waâli Chérif n’était pas non plus un marabout. C’est une famille bien connue des gens de l’Arch des Awzellaguen dont il fut originaire (Village de Tighilt Lahfir). Il dut abandonner ce village après sa destruction par le fameux général Bugeaud « Bec chou le boucher » (Beccu Agezzar), comme le surnommèrent les femmes des Awzellaguen).

Juste une autre précision sur Bou_Akkwaz At Achour : ce grand homme kabyle – originaire des farouches confédérations des Babors – descendait de la fameuse Taqvilt-n-Igan appelée « Les Kotama », déformation du nom kabyle Igtamen (Igan-Itamen) qui signifie « Les témoins-combattants ». La précision que je voulais apporter est la suivante et non moins importante : Bou_Akkwaz fut l’instigateur de l’insurrection des Aurès – des Chaouis – en 1879.

Revenons à la famille At Qasi que nous n’avions pas abandonnée car elle participa à tous les combats que nous venions de citer plus haut. Mais, le combat le plus rude, le plus meurtrier fut celui de l’insurrection de 1871, appelée par les généraux « La guerre de Mokrane » ; car elle fut menée par Mohand Amokrane des At Meqqwran et son frère Boumezreg avec le soutien de Cheikh Mohand Améziane Aheddad et son fils Aziz Aheddad.

Pourquoi ce silence autour de cette famille ? Pourquoi continue-t-elle de cacher son nom plus d’un siècle et demi après la grande insurrection kabyle qui vit s’embraser toute la fédération de même nom : Tamawya.

Ecoutons mon père : « Aux dires des Anciens, le nom de Tamawya était interdit par les généraux français et l’administration qu’ils mirent en place ! Quand un Kabyle osait prononcer ce nom de Tamawya, il subissait la pendaison en haut d’une branche d’un olivier ! Cette pratique de pendaison fut mise en place pendant l’insurrection menée par Abdelkader At Aâli – dit Bou_Beghla. Ainsi, aux Awzellaguen, plusieurs centaines de combattants furent pendus aux oliviers. Selon Bugeaud et « ses héritiers généraux », la vue de cette horreur devait faire réfléchir les Kabyles et notamment ce qu’ils appelaient « Les Petits Kabyles » avant de s’insurger. »

Nous arrivons à l’explication du pourquoi la famille At Qasi avait changé de nom et caché ses origines des At Wadda, car ils étaient originaires du lieu-dit « Tamda », où ils étaient propriétaire de domaines très étendus. Leur venue vers les Archs de la Soummam ne fut pas seulement suscitée par l’obsession ancestrale de cette famille de combattre les envahisseurs de l’Algérie. Selon mon père, la cause qui fut à l’origine de cette fuite de leurs grands domaines était une véritable coalition kabyle anti-Aït Qasi présidée par des familles maraboutiques influentes des At Wadda et encouragée par les généraux français auxquels les At Qasi avaient tenu longtemps la dragée haute. Vaincus après de nombreux combats, beaucoup d’entre eux furent éliminés physiquement. Malheur aux vaincus ! Leurs maisons furent détruites et ils furent expropriés de tous leurs biens, même les plus élémentaires.

De puissants qu’ils étaient, « ils furent réduits à la condition d’esclaves » – selon les mots-mêmes de Si Mohand Ou-Mhand. Ceux qui étaient de mèche avec les généraux français – les sbires (ilemmamen) – finirent par hériter de leurs biens.

Cette coalition de Kabyles sournois, perfides et revanchards – car les At Qasi leur faisaient peur et les tenaient sous leur puissance – fut la véritable cause de la déportation des At Qasi.

D’où l’importance du droit d’asile des Kabyles (Laânaya).

Ces derniers, fins connaisseurs des traditions kabyles – ils n’avaient pas usurpé leur prestige – demandèrent asile (laânaya) aux archs de la confédération des At Yedjer. Par la suite, ils se divisèrent en plusieurs groupes qui gardèrent des liens très étroits entre eux, dont le plus puissant s’installa dans l’arch des Awzellaguen.

Mais, il fallait bien plus que cela pour qu’une famille kabyle abandonnât ses domaines et ses terres ancestrales et surtout renoncer à son nom, un nom si prestigieux et si glorieux ! Il y avait donc autre chose que l’expropriation de tous ses biens au point qu’ils fussent réduits, selon les termes du poète légendaire Si Mohand, à la condition d’esclaves.

Il y avait donc une cause que l’on peut appelée « La cause des causes », ce que mon père et les Anciens appelaient « La cause génocidaire » (Ssehma-n-thezma).

La cause génocidaire » (Ssehma-n-thezma).  

Ce que beaucoup d’historiens taisent – par complicité ou ignorance – ce fut l’instauration en Kabylie par les généraux français d’un PLAN GENOCIDAIRE INTER-GENERATIONNEL qui allait toucher de plein fouet ce qu’ils nommèrent « Petite Kabylie ». Ce plan n’était donc pas ignoré des At Qasi. A l’instar de la leur, Les At Qasi avaient vu comment les héritiers des illustres familles kabyles – notamment celles des Mokrane, des Bou_Akkwaz, des Iheddadène – étaient éliminés habilement et en secret par les généraux de la France coloniale.

Après l’insurrection kabyle de 1871, on divisa la Kabylie en deux territoires avec une administration différente pour la portion du territoire appelée « Grande Kabylie ». La Petite Kabylie – qui aurait, selon certains historiens, entrainés « Les Grands Kabyles » dans cette insurrection, fut écrasée sous un régime militaire spécial pour lui faire passer l’envie de révolte ! Impôts, arabisation anarchique et forcée, destruction des maisons, des vergers et des forêts, exécutions sommaires, etc. furent le lot quotidien de ces Petits Kabyles qui n’arrêtaient pas pour autant de s’insurger ! Comme le notaient les généraux qui furent en charge de ce territoire, comme le général de Martimprey.

Le territoire kabyle appelé « Petite Kabylie », à la suite d’une idée de « Bugeaud le boucher », eut donc droit à « quelques privilèges empoisonnés » qui furent probablement à l’origine de la mise en place du plan génocidaire intergénérationnel. Comme ils ne parlent pas non plus de ces privilèges que furent l’impôt sur le cheval et l’impôt sur les incendies des forêts, appelé par les Kabyles des Babors : « L’impôt des cendres » (Leghrama n yighed).

Les généraux français avaient gardé en mémoire la nombreuse cavalerie kabyle de la Soummam qui leur fit face. D’ailleurs, ce fut cette cavalerie qui interdit à l’envahisseur français de traverser la vallée de la Soummam. Il fut donc obligé de pénétrer le Djurdjura oriental en traçant une route le long de la montagne de Bgayet jusqu’à Alger !

Dés lors, un Kabyle des At Oufella qui possédait un cheval devait acquitter un impôt si exorbitant qu’il se voyait obligé de se débarrasser de « son compagnon de combat ».

Quant à « l’impôt des cendres », il était instauré aux At Oufella pour mieux briser toute velléité de révolte et notamment briser les farouches confédérations des Babors dont le territoire était occupé par une forêt dense et productrice de richesses.

Ce fut donc ce Plan arcane ultra-secret – dont jamais les historiens n’ont parlé et n’en parlent ! – qui ont poussé les At Qasi – leur chef Qasi At Qasi – à tenir AUX SIENS à peu de choses près ce discours : « Pour échapper au plan génocidaire intergénérationnel, nous allons changer de nom et qu’à jamais personne – que les Français demeurent ou quittent l’Algérie – notre nom devra à jamais rester secret et porté dans notre cœur jusqu’à ce qu’ils soient oublié par les générations futures des At Qasi. »

Grâce à la confidence faite à mon père par le patriarche des At Qasi (Mohand Ou-Qaci), nous savons maintenant pourquoi la famille At Qasi avait changé de nom.

Mais nous n’apportons là qu’une partie de la réponse. Une autre question s’impose encore à nous : Pourquoi les générations actuelles continuent-elles de taire leur véritable nom ?  Et-ce par méconnaissance de leur histoire, comme le supputait mon père ?

Où est-ce simplement par fidélité au serment fait à leurs ancêtres qui connurent l’esclavage après des siècles de gloire ?

Voilà, mon cher ami Lwennas, les seuls éléments dont je dispose pour répondre à ta question : « Qu’est devenue la génération des At Qasi ? » Un jour peut-être, quelqu’un de cette nouvelle génération apportera davantage de réponse à ta grande question (Asaka-ynek).

 ————————–

Pour le reste, il me plaisait de te répondre simplement pour honorer ta mémoire à jamais vivante parmi nous. Si quelques faiblesses entacheraient ce témoignage, j’implore ton indulgence, car je ne le rapporte que pour honorer également «Le nom de tous les tiens ». 

——————————-

[1] Matoub Lounès, Au nom de tous les miens, CD 04 IZ – Editions Izem, Tizi Ouzou (Algérie).

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Responses

  1. Un réel plaisir de découvrir tes articles ! Je te souhaite une bonne continuation !

  2. Azul adda YUSEF , igarrez nezzeh wayen tqedceḍ ɣef Teqbaylit, nettagem-d yal tikkelt seg wayen d tettaruḍ, ihi dayemmi id g ilaq aɣerbaz aqbayli (deg uwanek aqbayli) ad-k- yeg amdiq muqren. Maca ɣur-i yiwet n tamawt , imi akken sneɣ nek tamsalt agi n usefru ɣef AT QASI ,ladɣa asefru yecna MATUB d YUSEF UQASI id t-yennan akken iɣ-d- ttawin deg AT JENNAD asmi nella mezziyit.
    Tanemmirt -ik d tamuqrant ɣef wayen akk tqedceḍ.
    Lwennas UBERBER

    • Ls-Azul a Lwennas !
      Ttugh ur k-dennigh ara belli ula d setti Ferroudja yakw d Sedda At H… At Qasi nnant belli asefru n Si Muhend. Nna Sedda At Qasi tenna belli d-amghar-is is yennan akka (Lhadj Mohand Ou-Qasi). Dayen ilhan atas ma yella nettmeslay akka af tisula nagh idles nnegh. D-aya ara yefken afud i tmurt nnegh yakw ttmeslay nnegh.
      Tanemmirt af ayen i d-ternidh. Ar tufat, lehna tafat ! YA

  3. J’ai commencé à lire votre article sur la famille Ait Kaci et j’ai dû abandonner car je l’ai trouvé très léger pour quelqu’un qui se fait passer pour « un grand » chercheur  » de tout ce qui se rapporte à la Kabylie, je trouve monsieur que vous n’avez pas cherché loin. J’ai juste relevé ça : » Récemment, j’ai lu un article sur la toile à travers lequel une personne se revendiquait de la grande famille des At Qasi. Une autre personne – qui passe pour écrivaine – lui emboita le pas en se revendiquant également de cette famille. Mais aucune d’elles, apparemment, ne descend vraiment de la grande famille des At Qasi. »
    Alors l’expression « passer pour » je vous la renvoie(Vous l’aurez remarqué).
    Je n’ai pas été cherché dans votre blog pour une seule raison : vous ne m’intéressez pas mais une amie m’a envoyé un mail avec l’adresse de votre blog pour me dire : « Lis ça, ça va t’intéresser ». Ce n’est pas le contenu qui m’intéresse car je n’attends pas que vous m’appreniez quoi que ce soit sur cette famille puisqu’elle est la mienne par contre le fait que vous , vous vous intéressiez aux gens qui se revendiquent de cette famille m’interpelle. Vous avez quelle preuve pour avancer des affirmations, je ne dirai pas des accusations car encore une fois, je ne m’intéresse pas à vos fouilles mais je trouve pathétique que vous ayez pu dire : »une personne qui passe pour… »Je crois que je maîtrise assez bien la langue française pour comprendre que je ne suis pas écrivaine, je me fais juste passer ou on me fait passer pour…. enfin pour quelqu’un qui se fait passer pour un…un quoi déjà ? Je vous trouve minable monsieur Allioui. En quoi la famille Ait Kaci vous intéresse-t-elle ? Ne vous fatiguez pas pour me répondre car vraiment, je ne vous lirai pas. Je vais signer : Malika ARABI , la pseudo-écrivaine et la pseudo-descente de la famille Ait-Kaci

    • Bonjour madame Arabi,
      Mon éducation ne me permet pas de relever vos qualificatifs pour vous les rejeter à la figure. En revanche, vous qui vous dites – qui prétendez être – de la famille Aït Qasi, je vous prie de bien vouloir nous dire quel est son nom aujourd’hui. Si vous étiez un tant soit peu au fait de l’histoire de cette famille, vous auriez su que ses descendants n’ont pas gardé leur nom d’origine. Quant au nom Aït Qasi – comme chacun sait – il est très répandu en Kabylie. Si répandu que je relève plus d’une vingtaine dans la vallée de la Soummam. Mais aucun membre de ses familles n’a osé prétendre être descendant de l’illustre famille Aït Qasi de Tamda qui a fait l’objet de mon article. Quant aux liens qui m’unissent à cette famille, vous auriez dû vous en doutez que si je connais si bien son histoire c’est que la mienne est liée à elle par des liens de sang et d’amitié.
      Nous attendons donc de l’illustre écrivaine que vous êtes de nous apporter quelques faits sur l’histoire de cette famille pour nous enrichir, car cela intéresse tous les Kabyles. Comme je peux vous parler de la mienne depuis la nuit des temps ; il serait intéressant que nous en sachions davantage de votre part sur cette famille que vous citez comme étant la vôtre.
      Donnez-nous, s’il vous plait, quelques éléments de cette famille dont l’histoire appartient à tous les Kabyles, voire à tous les Algériens. Tout le monde vous sera très reconnaissant.
      Enfin, chère madame et illustre écrivaine, par-delà notre désaccord, je suis prêt à vous inviter aux Awzellaguen pour vous faire rencontrer de nombreux membres de cette famille – qui est aussi « un peu » la mienne – et vous aurez ainsi l’occasion de retrouver vos racines, si vraiment elles le sont ! D’ailleurs, quand bien même elle n’aurait aucun lien avec vous, je vous garantie que vous serez accueillie par les siens comme si vous étiez vraiment des leurs !
      Et ce sera autour d’un café ou mieux encore d’un bon couscous (à la At Qasi) que vous apprendrez plein de choses sur « vos illustres ancêtres ». Nous scellerons ainsi à travers cette rencontre la fin de notre désaccord !

      Avec tout le respect qui m’habite.
      Votre obligé et « minable » serviteur.

  4. descendante, vous l’aurez compris

  5. Azul a Mass Allioui ! Je vous admire car cette dame – écrivaine ??? – qui ose vous traiter de « minable » est, pour moi, un rebus des écrivains – Elle écrit quoi au fait ??? – Enfin, merci pour cette leçon que vous lui donnez à travers votre réponse. Si elle est aussi si écrivaine que ça et surtout de la famille At qasi, elle comprendra que vous n’êtes pas un minable… Mais qui est minable en fait ??? Vous ou elle ? Aux lecteurs de se faire une idée ! En tout, nous attendons de cette écrivaine de renom – mais inconnue ! – à ce qu’elle réponde à vos questions : le nom actuel de cette famille ; où elle se trouve ; comment est-elle arrivée là ? etc. C’est une page d’histoire de la Kabylie que personnellement m’intéresse. Si elle pouvait nous donner un peu plus d’éléments, ce serait nous prouver qu’elle est vraiment de cette famille. Enfin, je parle d’éléments tels que ceux que vous nous aviez donnés à travers l’hommage que vous rendez à Matoub ; mais pas de blabla qu’elle aurait (à mon avis) déjà relevé sur Internet !

    Merci encore pour tout ce que vous faites ! ET il va sans dire que vous un grand et si minable y a, cette dame devrait vous relire pour mieux comprendre qui vous êtes ! Bon courage et bon santé ! Mourad

  6. Azul a dda Yusef !
    Uârent Teqvayliyin tura !! J’avoue descendre des nues de lire que cette pauvre dame – car c’est vraiment une pauvre dame ! – vous traite de minable alors qu’elle aurait du profiter de votre savoir pour connaître un peu mieux la grande histoire de cette glorieuse famille des At Qasi dont on constate que la pauvre dame ne fait absolument pas partie d’une telle famille. Car les femmes de cette famille ont tellement de noblesse qu’aucune d’elles ne se seraient permise une t elle insulte. J’admire votre réponse ! Alors qu’elle nous fasse partager sa science historique puisqu’elle prétend qu’elle est descendante de ma famille !!!! Qu’elle nous dise comment nous nous appelons aujourd’hui, par exemple. Qu’elle nous apprenne quelque chose de nouveau au lieu de dire n’importe quoi. Chacun sait qu’il y a aujourd’hui plusieurs centaines de famille Aît Qasi. Mais seule la véritable, c’est à dire la mienne et la vôtre puisque nous avons des liens de sang, ne s’appelle plus Aït Qasi. En revanche, dans votre arch même, il y a plusieurs familles At Qasi mais qui n’ont jamais prétendu être de la mienne. Alors Dda Yusef, ne faites pas attention à ce genre de femme qui n’ont rien à démontrer sinon se prévaloir de nom qu’elle ne possède pas. Leur seule force à ces gens c’est l’insulte et la vulgarité ! Je vous admire pour votre réponse qui est aussi respectueuse que cinglante pour cette pauvre dame que moi, soit dit en passant, je refuse d’accueillir dans ma famille ! Massina qui vous admire et qui connait votre valeur d’ami et d’oncle très proche.

  7. Mais pourquoi continuer à cacher le nom de cette famille

    • C’est leur droit ! Eux seuls savent réellement – – je parle des Anciens — ce que leurs ancêtres avaient enduré ! Comme dit le proverbe : « Ne ressent la brûlure des braises que celui qui a marché dessus ».

  8. Je vais apporter un témoignage concernant la famille Ath Kaci puisque ma famille en fait partie :

    Selon notre tradition familiale, notre famille descend de la célèbre tribu des Ath Kaci de TEMDA LEVLADH. Mon grand père, ainsi que son cousin, nous racontaient un peu de l’histoire de notre famille. Etant enfant à l’époque, voila ce que je garde en tête :

    Après que notre famille soit défaite par l’armée française, elle se dispersa partout en Kabylie et beaucoup des nôtres ne furent jamais trouvés. Ainsi notre aïeul : OUSSADOUNE ATH KACI avait choisi de s’exiler du côté des ATH YEHYA (Ain El Hammam) et demanda laânaya (la protection) des gens du village d’AÏT HICHEM. Il fut alors reçu par la maison des ATH ABDESLAM et devient leur allié.

    A Ait Hichem, on continue de nous appeler les Ath Kaci mais l’administration française ou la volonté délibérée de cacher notre noms d’origine a fait que notre nom actuel est devenu Ait Sadoune.

    • Azul a Rachid,

      Vous avez parfaitement raison. Je suis content de vous lire en donnant quelques éléments sur votre famille. Une petite partie de la famille At Qasi s’est effectivement réfugiée vers Ath Yehya. L’autre partie de la famille dont Lhadj Mohand OU-KACI fut le patriarche demanda d’abord laânaya aux At Yedjer, Arch de ma grand-mère. Par la suite, ils changèrent d’endroit à partir de 1871, après leur participation à l’insurrection kabyle de 1871. La volonté de cacher le nom « At Qasi » ne venait pas de l’administration française, mais bel et bien des vieux ou patriarches de la famille At Qasi elle-même. Pourquoi ? Car, ils avaient vécu le génocide intergénérationnel subi par les grandes familles kabyles, notamment la famille des Mokrane, suite à l’insurrection de 1871. Les généraux français « s’arrangeaient » pour éliminer les hommes de cette grande famille royale kabyle – parfois dès l’adolescence ! Ainsi, un héritier des Mokrane qui s’était réfugié avec sa famille dans les Aurès avait fini dans un asile psychiatrique ! Les généraux le déclarèrent fou pour ainsi l’éliminer une fois interné ! D’où la décision des autres grandes familles – comme la vôtre – de ne pas garder leur nom originel. Nom qui commence seulement à réapparaître… A la question de mon père sur ce retard à recouvrer de nouveau leur véritable nom ; Lhadj Mohand Ou-Qasi – ami et parent de ma famille – déclara : »Nous ne savons pas comment le gouvernement de l’Algérie indépendante allait réagir vis-à-vis de nous ! » Nous savons, en effet, l’état de dénuement total dans lequel s’est retrouvée la famille princière ou royale des Mokrane…

      Merci encore pour votre information… qui me semble importante car elle fait partie de l’histoire de la Kabylie.

      Ar tufat, lehna tafat !


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