Publié par : youcefallioui | décembre 11, 2016

MON PERE : LE SAGE DES LUMIERES – Vava : Lewli n tafat…

LE SAGE DES LUMIERES

Mon père : « QUE DIEU ME CASSE COMME ON CASSE UN VASE ! »

Il y a 45 ans, mon père se brisa en tombant du haut d’un olivier. Quelle idée de grimper aux arbres à 74 ans !

« Ô Souverain Suprême ! Si j’ai quelque considération à tes yeux, casse-moi comme on casse un vase ! » (A Rebbi, ma Ԑzizegh ghur-ek, erz-iyi taruzi ubuqal !)

Par une matinée de décembre 1971, alors qu’il était en haut d’un olivier en train de gauler les olives, mon père glissa du haut de l’arbre et, dans sa chute, se fracassa la tête contre terre. Il était onze heures du matin, le 11 décembre 1971.

Ses vœux, d’être brisé comme un vase, furent exaucés ! Et dans ce fracas du vase qui se brisait, je sentis les débris de verre me lacérer l’âme et le cœur.

Mon père : « Si tu veux pleurer, cache-toi et confie-toi aux arbres : eux seuls t’écouteront en silence, sans te moquer ni te juger. Toutes les consolations sont dans la nature. L’arbre est simplement une personne qui fait du silence et de la sérénité son ultime aboutissementC’est de l’arbre que le Souverain Suprême avait taillé le premier homme – Verver Amezwaru – notre ancêtre. Rappelle-toi : à chaque fois qu’un arbre tombe, c’est un homme qui se meurt…»

 Il me disait aussi : « Si tu es au fond des océans, je t’en sortirai ; si tu es pris dans un incendie, je l’éteindrais ; par la puissance divine et celle des ancêtres ! »

__________________________

Je devais donc m’y résoudre, m’y faire à la perte non seulement du père le meilleur du monde, mais aussi du meilleur ami qu’il m’a été donné de connaître sur cettre terre ; du meilleur professeur que j’eus depuis qu’il me tenait sur ses genoux pour m’apprendre les choses de la vie à force d’énigmes, de dictons, de contes et formules savantes, dans une langue kabyle que je n’entendrai plus jamais ailleurs.

Je sentis que les digues de la jeunesse venaient de rompre à jamais. Je ne voyais plus la vie comme avant : claire, joyeuse et sans entraves. Avec la disparition de mon père – disparition physique, car il est toujours dans mes pensées et mon cœur – la vie n’avait plus aucun goût. Je ne voyais que du noir partout. Mes sentiments étaient si confus que je suis encore incapable de pouvoir décrire cette douleur indicible qui me brisait le cœur… J’apprenais juste ce qu’était la solitude et l’amertume de n’avoir plus goût à rien. Au bout de deux mois, j’avais perdu 13 kilos.

Je quittais la caserne avec une permission d’une semaine. C’était la cueillette des olives et le temps des labours… Je ne savais plus où donner de la tête. J’attendais un appui du côté de mes frères et il ne venait pas. Chacun d’eux était occupé à faire face à ses propres problèmes. Mohand Rachid était malade. Mohand Tayeb était pressé de revenir à Paris, fêter Noël ; et Mohand Amokrane devait rejoindre son poste de cheminot à Alger.

Je devais donc faire face aux travaux et aux choses. Et la permission de 7 jours était loin d’être suffisante. Ma mère et moi, aidés des femmes de ma tribu, avions continué la cueillette des olives. Nous devions aussi faire les semailles et les labours. Et, à chaque fois, les femmes de ma tribu (Awzellaguen) brillaient comme le firmament ; et aucune étoile du hasard ou de Dieu ne pouvait égaler l’une d’elles. Et leur rire sonore qui emplissait la belle vallée de la Soummam était comme un baume sur ma blessure ouverte à jamais.

Accaparé par les travaux, j’avais complètement oublié que j’étais en permission.

Un matin, je devais monter au village faire quelques achats. J’empruntais le chemin dit de la gare. Voilà que face à moi venait une land-rover de gendarmerie. J’avais le pressentiment qu’ils venaient pour moi. Cela faisait trois semaines que j’ai quitté la caserne…

Arrivé à mon niveau, le chauffeur passa la tête à travers la vitre et m’apostropha en arabe, sans me dire bonjour : « Tu ne connaîtrais pas un certain nommé Youcef Allioui ? » Je lui répondis que oui ! « Comment pouvons-nous arriver chez lui ? » ajouta-t-il. Je lui répondis qu’il était impossible, car la route était impraticable ; mais que j’étais prêt à aller le chercher après avoir fait mes commissions.

Le gendarme me remercia : « Que Dieu bénisse tes parents ! Nous t’accompagnons faire tes commissions, ensuite nous t’attendrons à la gare, en attendant que tu ailles le chercher ! »

 

J’acceptais de bonne grâce. Après avoir fait quelques achats, ils me ramenèrent jusqu’à la gare où ils m’attendaient.

Je continuais mon chemin, à travers les cactus, jusqu’à la maison. J’expliquais alors à ma mère qu’il était temps que je retourne à la caserne… Elle me répondit : « Oh oui ! Mon fils ! Je n’osais pas te le dire ! Si les gendarmes venaient te chercher, les marabouts (elle parlait de nos voisins) se moqueraient de nous ! Tu les connais et tu sais ô combien ils sont mauvais, excepté Si Tahar ! »

J’entrais dans ma chambre prendre mon cabas. Ma mère y mit galettes de blé et autres gateaux qui servirent à accueillir les visiteurs.

Je me suis changé et je l’ai prise dans mes bras en lui demandant de faire attention à elle et de faire appel à mes amis en cas de besoin.

J’arrivais à la gare où les gendarmes m’attendaient. Le chauffeur sortit la tête de la voiture et me dit : « Tu ne l’as pas trouvé ?! »

Je lui répondis : « Si ! Je l’ai retrouvé ! C’est moi que vous cherchez ! »

Je m’attendais à ce qu’ils soient courroucés, mais pas du tout. A partir de ce moment-là, ils me traitèrent comme un ami, plaisantant même sur ma désertion ! Ils avaient reçu l’ordre de me conduire jusqu’à Constantine…

Enigme de mon père : « A mesure qu’elle augmente, elle diminue – La vie » (Akken i tettzid i tneqqes –Tudert)

 

1971 –  J’étais à Batna. Je faisais mon service militaire. J’étais en train de faire la sieste dans ma chambre au 6ème étage. Pour avoir un peu de pénombre, j’ai mis ma casquette sur les yeux. Je somnolais. Ce fut dans un demi-sommeil que je sentis une ombre faire irruption de façon furtive dan ma chambre. A ce jour, je n’ai jamais su qui c’était. Je sentis quelque chose de léger glisser sur ma poitrine. On aurait dit un papillon. Je ne savais pas que ce serait un papillon de nuit. J’enlève la casquette, je me redresse et je vois un bout de papillon violet tomber par terre près de mon lit. Je me redresse. Je m’inclines et ramasse le papier. Je constatais que c’était un télégramme. Je l’ouvre. Je lis. « Mon père est mort. Devons-nous t’attendre pour l’enterrement ? Ton grand frère Mohand Amokrane. »

Je relis plusieurs fois cette phrase que j’eus du mal à croire. Tout en relisant le texte, je descendis vers le bureau du commandant Chaker. Je traverse la cours qui séparait le bâtiment de son bureau. Je frappe et j’entre. Je lui montre le télégramme en jugeant utile de lui répéter la première phrase. Celle-là qui me déchirait la langue, l’âme et le coeur.

Le commandant Chaker me dit : « Vous êtes sûr que ce n’est pas une plaisanterie d’un copain pour que vous ayez une permission ? » J’allais lui répondre pour lui dire qu’aucun de mes copains ne pouvaient se permettre une telle plaisanterie, quand le téléphone sonna.

Le commandant Chaker décrocha. Il me regarda et dit : « C’est pour vous ! » Je pris le combinet. Ce fut la voix de mon grand-frère Mohand Amokrane : « Est-ce que nous t’attendons pour l’enterrement ? » Je lui répondis d’un ton assuré et froid : « Bien sûr ! J’arrive ! » Comme si je m’accordais moi-même la permission.

Le commandant Chaker me dit alors : « Je vous présente mes sincères condoléances ! Je vous accorde une semaine ! Bonne route et ne revenez pas en retard ! »

Je remonte dans ma chambre, prends quelques affaires et me voilà un quatre d’heure après à la gare de Batna dans les Aurès. Je faisais mon service militaire à l’Ecole Nationale des Armes de Combat. Je pris le billet et j’eus la chance de constater que le train arrivait dans le quart qui suivait.

Quelques heures après, me voici à Constantine. Comme ma correspondance pour la Kabylie n’arrivait qu’à 17h30, je pris le temps d’aller saluer mon ami Akli. Le hasard fit bien les choses, je le trouve avec deux de ses copains « arabes » de Constantine. Des jeunes bien élevés que j’ai vite fait d’apprécier. Nous passames ainsi l’après ensemble en vadrouillant dans la ville que j’aimais beaucoup. Après avoir flâné dans la belle Cirta – ancienne capitale amazighe de Massinissa -, Akli et ses deux copains me raccompagnèrent à la gare de Constantine.

Je pris congé d’eux. Je montai dans le train. J’entrai dans un compartiment et passai ma tête par la fenêtre. Ils attendaient le quai pour me saluer.

C’est alors qu’Akli me demanda : « Au fait, tu reviens quand ? » Je me suis surpris à lui répondre : « Je ne sais pas… Je vais à l’enterrement de mon père… ». Comme si je venais de réaliser une telle chose, un tel événement. Tous les trois me regardèrent médusés, interloqués ! C’est vrai que j’ai été d’un tempérament plutôt gai pendant tout l’après-midi. C’est ce qui expliquait leur étonnement !

Le train démarra et aucun d’eux ne put ouvrir la bouche de nouveau. Ils me suivirent du regard un long moment. Ils se regardèrent longuement avant de tourner les talons et de quitter le quai de la gare tout en continuant de tourner la tête pour suivre le train des yeux.

Quelques heures après, je devais reprendre une autre correspondre à Beni-Mansour. Un train desservait la vallée de la Soummam et, en ce temps-là, s’arrêtait à Ighzer Amokrane. J’ai toujours été un autre en dehors de la Kabylie. C’est d’ailleurs un sentiment tout à fait confus et involontaire. Je me devais d’adopter une autre conduite comme si je changeais totalement de personnalité. Ai-je été l’espace d’un temps – de toutes ces années passées en dehors de la Kabylie natale – un schizophrène ? Toujours est-il que je ne redevenais moi-même qu’en terre kabyle. Comme si l’environnement me parlait déjà dans cette langue que j’ai apprise au berceau. C’est ça ! Je reviens dans mon berceau !

Ailleurs, je me rendais compte que je n’étais plus moi-même dans le plus mauvais sens du terme. Il m’arrivait d’être grossier, menteur et roublard car j’avais à faire à des Algériens qui avaient perdu la langue de leurs pères. Je ne me sentais à l’aise et dans ma peau et dans ma tête qu’en compagnie d’autres Kabyles. Nous étions liés par le même cordon ombilical à cette Kabyle où les racines amazighes étaient encore vivaces et lumineuses.

Ce  n’est donc qu’une fois dans le train en partance pour la maison que les larmes me brouillèrent les yeux avant de se transformer en sanglots que j’essayai d’émettre avec le plus de silence possible. Bien heureusement, le compartiment était vide. Ce jour-là, il y avait peu de monde dans le train. Seul le contrôleur qui passa et qui m’entendant pleurer, n’osa pas me demander mon billet. Il faut dire que c’est une vieille connaissance. Il me fit un sourire compatissant comme s’il devinait la tragédie que je suis en train de vivre.

Il avait bien vieilli mais je me rappellais de lui quand j’allais au collège de Sidi-Aïch. Je trichais ; je resquillais. Nous jouions à cache-cache et j’arrivais toujours à passer entre les mailles du filet jusqu’au jour où toute une armada de contrôleurs nous attendaient à la gare de Sidi-Aïch. J’écopais d’une amende salée, mais comme je n’avais pas de quoi payer, je finis au commissariat. J’expliquais au commissaire qui parlait avec un accent des At Weghlis que je n’avais pas le sous et qu’il m’arrivait souvent de faire les 12 kilomètres, qui séparaient Ighzer Amokrane du collège, à pied ! « D’accord, dit-il, mais ne reviens pas ! Débrouille-toi pour payer ton voyage ! »

Je fus tiré de ma rêverie par son cri : « Akbou ! Akbou ! » Je n’étais plus qu’à deux stations de la maison : d’abord Mechâav, et ensuite Ighzer Amokrane. Plus que 12 kilomètres pour vivre l’expérience la plus éprouvante que j’aurai à vivre de toute ma vie. Je ne savais pas alors que la mort de ma mère m’affecterait tout autant, sinon plus.

C’est alors seulement que l’image de mon père vint à moi. Il avait l’habitude de guetter le train du samedi matin dans l’espoir de m’y voir descendre. Bien avant que le train ne s’arrête, je regardais par la vitre et je le voyais surveillant de loin, juste au dessus de la maison de notre voisin Waâmer At Mohand, s’il pouvait détecter ma présence. Je dis bien « détecter » car il avait le flair dès qu’il s’agissait de deviner si j’étais dans le train.

Je viens de m’apercevoir que j’ai utilisé le verbe « deviner ». Ce verbe fait ressurgir aussitôt de ma mémoire la dernière lettre de mon père dont le contenu était fort insolite. Sept pensées des Anciens dont il en attribuait une à mon grand-père, son propre père et mieux encore, vingt-sept énigmes belles et surprenantes dont la dernière fut prémonitoire : il s’agissait de l’énigme sur la vie qui diminue à mesure qu’elle augmente, à mesure que l’homme vieillissant s’approche de la mort.

Sept jours, jour pour jour, séparait cette dernière lettre, du télégramme qui m’annonçait sa mort. Une lettre soignée et bien écrite comme toutes les lettres où mon père voulait me faire passer un message important. Notre langue se revêtait, à ses yeux d’un sceau des lumières, d’une marque à tonalités divines. Une langue dont les mots, selon mon père, répandait une lumière sur le peuple autochtone qu’est le peuple kabyle.

Les mots de mon père marquaient en moi une présence indélibile. Je la sentais en moi où que je fus. Mes plus beaux rêves étaient ceux où il apparaissait avec son grand sourire et sa voix claire, forte  dans une tendresse infinie à mon égard. Je me réveillais alors heureux, plein d’optimisme, comme si le monde m’appartenait. Quand je devais quitter la Kabylie et aller en région arabophone pour continuer mes études, je lui fis part de mon appréhension face au racisme dont nous étions déjà en butte de la part de nos « frères » berbères arabisés.

Je ne lui disais pas tout. Je ne lui disais rien de ces disputes qui parfois se transformaient en bagarres où la violence des mots dépassait celle des coups. Il en était fort conscient. Il me mettait toujours en garde, car il avait vécu la même chose. Il me disait d’un ton solennelle, comme pénétré par la puissance divine ! « Défends-toi comme se défendent les nobles, car nous sommes de noble lignée ! Dans les moments où tu te sentirais en danger, sache que, par la puissance divine et celle de nos ancêtres, si tu es au fond des océans, je t’en sortirai ; si tu es pris dans un incendie, je l’éteindrais ! »

C’est à mourir de rire, n’est-ce pas ? Et pourtant !! Il suffit parfois de croire… Et la mort ne devient alors qu’un passage par lequel tout peut passer ; même ce qui, habituellement, ne passe pas… Il est ainsi des mystères que l’être humain n’arrivera jamais à percer.

 

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Responses

  1. Que Dieu ait pitié de son âme et l’accueille en son vaste paradis. J’avais connu vaguement ce brave monsieur. J’avais donc 9 ans lors de l’année de son décès. À vrai dire, je savais que j’étais jeune à l’époque, mais je ne peux déterminer vraiment en quelle année cela s’est produit.

    Je me rappelle que je revenais de l’école. À mon arrivée chez moi, il n’y avait que ma sœur qui m’apprenait la nouvelle. Le défunt récoltait ses olives à quelques centaines de mètres seulement de chez nous. À peine arrivé sur place, on me demanda de retourner chez moi et de ramener du lait de vache frais pour le malade. Ce que je fis immédiatement. C’est à peu près juste cela dont je me rappelle encore.

    De lui, Je garde toujours en mémoire sa belle silhouette et sa démarche rapide et cadencée.

    Le but de mon commentaire est surtout de témoigner des 2 faits suivants :

    Il était propriétaire terrien et cultivait un beau et riche verger. Il transportait une partie de sa production ou surproduction de fruits à dos d’âne, dans cet outil dit «Chwari» et qu’il livrait parfois, peut-être à des commerçants. Cependant, il avait toujours un grand panier plein de fruits à la main. Intrigué, mon père me raconta un jour qu’il lui a posé la question suivante :

    «À Da Meziane, bien que tu transportes déjà une grande quantité de fruits à dos d’âne, je me demande pourquoi tu te fatigues à chaque fois à traîner un lourd panier dans tes mains?»

    Améziane Ouchivane lui répondit : « les gens que je croise sur ma route ne peuvent pas tous se permettre de manger des fruits, alors je prends ce panier plein avec moi pour leur en offrir!»

    L’autre histoire dont je me rappelle encore a trait aussi à ce fameux verger qu’il entretient soigneusement pour en faire l’un des meilleurs de toute la vallée. Une fois j’ai demandé à mon père pourquoi Améziane Ouchivane ne clôture pas son verger à l’instar de tous les autres propriétaires? Il est vrai que c’est l’un des rares, pour ne pas dire le seul, à demeurer non clôturé dans cette partie de la Soummam.

    Mon vieux m’a répondu que clôturer un verger, c’est interdire l’accès aux autres. Améziane Ouchivane est assez à l’aise pour dresser une clôture tout autour. Cependant, par ce geste, il veut signifier aux passants que si vous «avez faim», servez-vous.

    Comment ne pas saluer la mémoire de ce brave monsieur qui demeure un modèle de solidarité, d’entraide, d’humanisme et de bravoure.

    • Azul A Mexluf !

      Je suis profondément touché par votre témoignage ! Vous avez su, en peu de mots, dire ce qu’était mon père : un homme généreux qui pensait qu’aider les autres était le premier devoir de chaque citoyen kabyle et du monde. Je vous remercie du fond du coeur d’avoir su restituer cette anecdote du grand couffin de fruits… Ce que vous ignoriez, c’est que parfois, il y avait tellement de monde sur son passage qu’il puisait aussi dans les chwaris. Il arrivait souvent au marché avec peu de fruits qui restaient ! Alors, il ne les vendait pas : il continuait de les distribuer gratuitement !… Au grand dam de ma mère qui lui disait : « Et nous alors, nous travaillons pour rien ! Si tu continues comme ça, nous n’aurons plus rien à manger ! » Et, en cachette, elle me disait d’accompagner mon père au Souk pour qu’on n’abuse pas de sa gentillesse ; ce qui arrivait souvent ! J’ai dû, souvent, mettre le hola, quand je voyais un filou venir de loin… non pas pour sa famille, mais simplement revendre ce que mon père allait lui donner gratuitement !
      En effet, notre jardin était ouvert à tout le monde… Et tout un chacun pouvait cueillir fruits et légumes pour sa famille.

      Merci encore pour votre témoignage !

      Tanemmirt tameqqwrant ! Youcef Ouchivane Allioui


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